Qui se lève tôt récolte les poissons.

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Pour mes vacances, j’ai eu envie de me payer un guide de pêche sur le Lac Memphrémagog pour aller prendre de la belle truite. Malgré la panoplie de guide, comme Valéry Perreault (Pêcheureuse), Hugh Côté et Alain Pelletier, mon choix s’est arrêté sur un excellent guide, c’est-à-dire Bruno Mayot(Lomechuse). Bruno en est peut-être qu’à sa première année en tant que guide, mais c’est un gars qui connait beaucoup la pêche. Je le suivais depuis déjà plusieurs années sur les forums comme Québec pêche et Pêche QC et sans même me connaitre, il m’avait déjà beaucoup enseigné sur le monde de la pêche au salmonidé grâce à ses nombreuses interventions sur ces forums.

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C’est donc par un matin frisquet que notre aventure a commencé. Quand le cadran a sonné à 4heures du matin, moi et ma copine avons pris le chemin en direction du Lac Memphrémagog en nous rendant à la marina de Georgeville. Malgré nos yeux encore collés et pas tout à fait réveillés, nous nous sommes émerveillés devant la beauté du petit village et la vue incroyable sur le lac Memphrémagog au lever du soleil. Une fois le bateau à l’eau, nous avons sprintés vers une belle fosse très profonde pour aller tester la grise à la jig, une technique que j’avais envie d’essayer depuis longtemps. Ça n’a pas pris plus de 10 minutes avant les premières touches. Au menu, une belle grise de 10 lbs et plusieurs autres beaux spécimens. Autour du bateau, la truite arc-en-ciel se nourrissait en surface. Nous avons donc décidé de changer de méthode et de faire un peu de traîne, question d’accrocher plusieurs beaux poissons. Après avoir échappé 2 ouinananiches, une arc-en-ciel se pointe le nez. Stéphanie a donc pris la canne et l’a sortie comme une pro. Cette belle truite de 3 livres sera le seul salmonidé de la journée qui n’a pas été gracié et qui finira en délicieux souper.

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Malgré les innombrables bateaux qui recouvrent le lac, mon expérience au Memphré, guidée par Bruno, fut mémorable. Non seulement il est une personne extrêmement sympathique et professionnelle, mais en plus il connait très bien son lac. À maintes reprises, nous étions les premiers sur un spot de pêche et les autres bateaux arrivaient quand nous commencions à prendre du beau poisson. Il est un très bon mentor et il a très bien pris le temps de nous expliquer les techniques.

Merci Bruno pour ce bel avant-midi et au plaisir de retourner pêcher en ta compagnie bientôt!

Bruno Mayot Guide de peche

Bruno Mayot

Éperlan du memphré
Éperlan du Memphré
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Stéph et son Touladi

 

La malédiction du pêcheur

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À chaque année, je me donne des objectifs de pêche; que ce soit de prendre une espèce de poisson que je n’ai jamais pris ou de battre mon record personnel des années précédentes pour un poisson en particulier. Cette année, je me suis donné comme objectif de prendre une truite brune à la mouche. Dans mon coin, la truite brune est extrêmement farouche et bien souvent la truite arc-en-ciel attaquera en premier.

Donc, en fin de semaine passée, je me suis dirigé sur la rivière Magog tôt le matin pour avoir un bel avant-midi de pêche et surtout atteindre mon objectif : une grosse truite brune.

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La journée a difficilement commencée : aucune touche pour presque 1 heure, aucun mouvement en surface et même après avoir essayé plusieurs mouches noyées, sans succès. Finalement, les truites se sont activées et la chasse a commencée en surface. Beaucoup d’action sur des petites mousses blanches qui flottent. J’arme ma canne d’une petite sèche blanche et je commence à « caster » dans les bouillons. Dès que ma mouche a tombée à l’eau, les truites se sont activées de l’autre côté de la rivière et il n’y avait plus aucun mouvement du côté où je lançais.  Je commençais à penser que j’ai une malédiction!

Après plus de 2 heures, j’ai finalement eu une touche. Une petite truite arc-en-ciel de 10 pouces, rien d’impressionnant mais au moins, la malédiction était terminée! J’ai continué à lancer encore et encore.. 1 heure sans touche et pourtant, des poissons très actifs en surface commençaient à me faire perdre ma concentration. Mes lancers étaient de moins en moins précis et je me retrouvais souvent avec beaucoup de lousse dans ma soie. Finalement, j’ai eu l’attaque que j’attendais tant. Un gros gobage comme on les aime! Mais mon manque de concentration avait laissé un énorme lousse dans ma soie et la panique m’a fait ferré trop rapidement, enlevant mon offrande de la bouche de ce beau poisson.

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Pendant une minute, je me suis détesté moi-même et j’ai dû réciter tous les mots d’Églises que je connais au moins cent fois dans ma tête. C’était la truite brune que j’attendais et que je pourchassais depuis plusieurs semaines. Depuis plusieurs jours, ce mauvais ferrage me hante le soir quand il est temps de dormir… Je me répète la scène encore et encore et j’ai l’impression que le seul remède à mon problème est de retourner pêcher pour ce monstre.

Pas facile la vie de pêche et j’ai vraiment hâte de bien dormir!

Poissons boudés

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Les semaines passées, j’ai remarqué à quel point les poissons fourrages  ou, comme appelés par plusieurs « les poissons blancs », sont des espèce boudée, voir même condamnée à mort par certains pêcheurs les accusant de voler leurs vers de terre. Comme vous le savez tous, je prône le « no-kill » donc je ne suis pas d’accord avec ces pratiques et pour plusieurs raisons.  La première étant que la nature a besoin de tout son écosystème et pas seulement de gros carnassiers. Il faut des ménés, des ouitouches et mulets dans nos cours d’eau pour assurer la survie des poissons sportifs.

Comme la mentalité sur la pêche penche de plus en plus en faveur de la pêche sportive avant la pêche pour se nourrir, j’ai pensé proposer un type de pêche qui est boudé par beaucoup mais qui m’a apporté beaucoup de plaisir la fin de semaine passée.

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J’avais décidé de prospecter une nouvelle rivière à la mouche avec mon cousin. Cette rivière semblait particulièrement propice à la truite mouchetée. À ma grande surprise, aucune truite n’a mordu mais nous avons eu droit à plusieurs belles attaques d’un des fameux poissons boudés : la Ouitouche! Ces petits poissons, de 8 à 9 pouces, se tenaient dans les courants forts derrière les roches et dans les remous, comme des petites truites prêtes à attaquer nos offrandes qui descendaient le courant. Je n’avais jamais vraiment eu la chance de pêcher ce poisson et je dois dire que nous avons eu autant de plaisir que si nous avions pris de petites truites. En plus, j’ai eu droit à un beau trophée  vers la fin de notre périple puisque j’ai eu droit à l’attaque d’un Mulet de plus de 16 pouces. Une méchante belle expérience, à mon avis!

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Je voudrais donc dire à ces pêcheurs qui boudent nos « poissons  blancs » d’essayer la pêche à la Laquaiche  argentée ou même à la Ouitouche. Ce sont des poissons qui offrent des combats dignes d’un salmonidé.

Finalement, si vous ne mangez pas vos « poissons blancs», remettez-les à l’eau. Qui sait, ils pourraient contribuer à faire grossir vos carnassiers tant attendus!

Un moment mémorable

Plusieurs personnes qui pêchent avec moi m’en ont fait part dans le passé. Quand j’ai un poisson au bout de la ligne, je retrouve mon sourire d’enfant. Pour moi, la pêche est une passion, voir même une obsession. J’ai toujours pêché la truite depuis aussi loin que je me rappelle; avec mon père étant petit et mes amis en vieillissant. Mais dernièrement, j’ai eu droit à un très beau moment mémorable.

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La journée a commencée par un petit matin froid. Ça faisais 3 jours qu’il pleuvait et j’avais une pêche à l’achigan de prévue avec mon ami Finley et ma copine Stéph. À 8 heures le matin, on embarque donc pour notre périple vers un spot à l’achigan, mon spot de  prédilection qui demande une petite marche de 30 minutes pour se rendre. Malheureusement, rendu sur place, je constate l’état de la rivière : brune, haute avec un courant intense. La pêche était donc très difficile, voire presque nulle. Après plusieurs minutes à lancer, pas une seule touche. J’avais pourtant promis à Finley qu’on allait prendre du beau « bass » à cette place. Je n’étais jamais revenu bredouille de cet endroit-là auparavant. Heureusement, on a eu droit à la visite d’une grosse tortue grognonne pour nous redonner un peu de joie.

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Je décide donc d’aller essayer la rivière Magog pour la truite. J’avais vu des truites se nourrir en surface la veille et comme Finley pêche à la mouche, je me suis dit pourquoi pas. J’en ai profité pour sortir ma canne à mouche pour la premières fois depuis son achat. Je monte un streamer et commence à lancer maladroitement étant donné mon manque de pratique pour ensuite finir accrocher dans un arbre qui finira par me coûter un streamer 😉

Après quelques minutes, les truites commençaient à se nourrir en surface. J’ai donc monté une petite sèche similaire au pollen qui tombait sur la rivière.  Je pratiquais mes lancés et quand j’ai commencé à avoir le tour, j’ai eu droit à une belle attaque d’une petite arc-en-ciel de 10 pouces. J’ai ensuite compris pourquoi les moucheurs ne jurent que par la canne à mouche et boudent les lancés légers une fois qu’on y a gouté. Le combat est incroyable et la longueur et la flexibilité de la canne m’ont donné un combat digne de ce nom pour une simple petite truite qui aurait à peine tiré avec un lancer léger.

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Pendant le combat, le poisson s’est permis de faire 3-4 sauts hors de l’eau. Il est vrai que j’ai retrouvé, pendant quelques minutes, mon sourire d’enfant. Ma première prise à la mouche, sur une sèche, ce moment va rester gravé à jamais dans ma mémoire.

Un gros merci à Finley d’avoir fait tout le chemin pour une petite sortie de pêche et surtout un gros merci à ma blonde de m’endurer dans ma passion qui empiète souvent sur notre vie de couple

Fin de semaine de kayak

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C’était par une fin de semaine chaude et ensoleillée de l’été 2012 que moi et Le Capitaine Mickey avons décidé d’embarquer nos kayaks pour aller descendre la Rivière Saint-François. Départ: Brompton; destination: Richmond; objectif:  prendre du beau poisson. Le départ fût beaucoup plus difficile que l’on pensait. Nous nous étions dit que nous allions débarquer dans un ruisseau et le descendre jusqu’à la rivière mais malheureusement, avec le temps chaud, le niveau de l’eau dans le ruisseau était bas et nos kayaks, remplis de bouffe et bières, étaient lourd. Ce qui devait nous prendre environ 10 minutes à faire, nous l’avons fait en plus de 2 heures. Épuisés par le portage, nous avons décidé de camper sur la jonction du ruisseau et de la rivière.

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Une fois le feu de camp allumé, les lignes à l’eau pour la nuit et les couvertures étendues, c’était le temps de sortir la bière. Après l’arrivée de la noirceur et après plusieurs consommations, je suis allé au ruisseau pour évacuer quelques bières, question de faire de la place pour quelques-unes de plus! 😉 (il fallait bien alléger nos kayaks pour le lendemain!) C’est à ce moment que j’ai vu des tonnes d’écrevisses, nous amenant à une chasse nocturne avec une lampe de poche et suivi d’un excellent « snack » à la cajun : écrevisses bouillies sur feu de bois :).

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La deuxième journée ne fût pas moins épuisante. Elle a très bien commencée avec une belle pêche à l’achigan aux poppers le long des tombants de roches. Il y avait plus de 30 spécimens allant de 2 à 4 livres.

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Mais comme toute bonne randonnée, il fallait aussi descendre la rivière. Nous n’avions pas pensé au fait qu’il n’y avait pas de courant entre Brompton et Windsor. Avec nos kayaks trop pleins et le manque de courant, il a fallu plusieurs heures pour se rendre à Windsor. Une fois rendu, il fallait encore faire du portage pour réussir à passer le barrage de l’ancienne Domtar.

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Une fois tout ça passé, nous avons décidé de camper sur une île à Windsor.  La nuit fût bonne et reposante, nous permettant de repartir en forme le lendemain. Notre deuxième journée la pêche fût médiocre. Par contre, la descente était rapide et efficace, ce qui fût très bien puisqu’on avait déjà accumulé un bon retard sur notre horaire.

En résumé, ce fût une superbe fin de semaine. La pêche a été bonne : plus de 40 achigans de toutes les tailles sur des leurres de surfaces.

Première sortie en eau libre

C’est par un samedi froid et neigeux de la fin du mois de mars que ma première sortie de pêche en eau libre de l’année s’est passée. Avec notre hiver qui s’étire, je commençais à avoir plus que hâte. Après avoir graissé mon moulinet 2 fois et classer mes coffres à pêche plus de 10 fois, j’ai enfin trouvé des gens aussi crinqués que moi prêts à se geler les doigts et à pêcher dans le petit coin dégelé de la rivière Saint-François, au centre-ville. Mes amis Karl et Étienne sont venus à Sherbrooke en quête de gros poissons du mois de mars. Moi, pour ma part, je les attendais avec mon sac à dos plein de leurres et ma canne à pêche en main.

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La rivière était belle. Les roches formaient de superbes structures et une belle petite neige tombait sur nos têtes … bref tout était là pour une belle sortie de pêche. Malheureusement, les poissons n’étaient pas de cet avis. Après avoir essayé plusieurs leurres dans différents endroits dégelés et accessibles pour nous, nous nous sommes rendu compte que les premiers poissons de l’année seraient absents pour cette première sortie.

 

Merci à Karl et à Étienne de m’avoir accompagné dans mon trip de fou et j’espère que ce n’est que partie remise pour les gros poissons.

 

 

Omble de fontaine ou truite mouchetée

L’omble de fontaine, ce petit combattant à la chaire délicieuse qui se retrouve dans presque toutes les régions du Québec, est un des poissons les plus faciles à pêcher. Il faut cependant connaitre ses habitudes et changer nos méthodes de pêche selon la saison et la température.

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La pêche qui me rappelle mes meilleurs souvenirs avec mon père est sans aucun doute la pêche de ruisseau; marcher des heures en forêt, les pieds dans l’eau en quête de petites rapides où pourraient se cacher une ou deux belles truites.

Le comportement de la truite en ruisseau est bien simple : après une forte pluie, lorsque l’eau atteint un niveau plus bas, il est possible de marcher dans les ruisseaux. C’est à ce moment qu’il faut lancer un leurre dans une zone où il y a du courant comme, par exemple, dans une petite chute ou des petites rapides. En règle générale, lorsque nous prenons une truite dans une fosse, nous pouvons nous attendre à ce que les prochaines prises au même endroit soient plus petites. Mes leurres préférés pour cette pêche sont les petits « Bob-It ». Cela fonctionne très bien avec un petit asticot ou une moitié de vers.

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La pêche en lac est bien différente. En générale, ce sera une pêche à la traîne à une vitesse juste assez rapide pour que le leurre ait une belle action dans l’eau, question de lui permettre de descendre plus profond. Si votre bateau a un trop gros moteur et qu’il est difficile d’aller lentement, le meilleur truc est de pêcher à reculons.

  • Au début de la saison quand la glace vient de fondre : Il est préférable de pêcher entre la surface et 10 pieds d’eau.
  • Au printemps quand l’eau se réchauffe : entre 35 à 45 pieds.
  • En début d’été : 50 à 65 pieds.
  • En été : cela se complique, car plusieurs personnes pensent que les belles truites se retrouvent au fond. En réalité, la vraie difficulté est de trouver la couche d’eau qui ayant une température de 53 degrés Fahrenheit ou 12 degrés Celsius. C’est à ce niveau que les belles grosses truites se retrouvent en suspension, prête à se nourrir des bancs de poissons fourrages, lesquels adorent cette température.

Ces chiffres ne sont pas magiques et changent un peu selon la température, mais cela peut généralement servir de bon guide.

Pourvoirie du lac dégelis dans les Monts-Valins

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En 2013, j’ai eu la chance de gagner un voyage de 4 jours à la pourvoirie du Lac Dégelis, dans les Monts Valins, par le biais du site Passeport pêche. J’ai donc entrepris ce voyage vers le Saguenay et d’une durée de plus de 7 heures avec mon fidèle compagnon, le Capitaine Mickey. Direction: les chemins de terre de la zec Martin Valin.

Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par les propriétaires, Caroline Dion et Conrad Thivierge, qui se sont empressés de nous faire visiter les chalets érigés sur une magnifique plage de sable située aux abords du lac principal en plus de nous présenter au reste de leur superbe équipe.

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Sur une longueur de plus d’un kilomètre, le chalet principal de même que 8 magnifiques chalets en bois rond et très fonctionnels  (eau courante et chauffage au gaz)  sont disposés de manière à ce que tous aient une vue imprenable sur le lac principal. Les équipements fournis (chaloupes et moteurs) sont tous récents et de bonne qualité.

Les délicieux repas cuisinés sur place et qui sont inclus dans le forfait peuvent être pris en format «boite à lunch», nous permettant donc d’optimiser notre temps sur le lac, ou mangés au chalet principal. Il va sans dire que nos truites pêchées dans les lacs étaient délicieuses et cuites à la perfection (avec du bacon en plus!)

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Truite au bacon anyone?

La pêche :

Ayant seulement connu jusqu’à ce jour les lacs de pourvoiries, lesquels sont ensemencés de truites, je croyais que notre pêche ne serait pas très bonne sous le soleil plombant de juillet, réchauffant ainsi les lacs. Et bien je m’étais trompé!

Étant situé dans le plus grand bassin de truites mouchetées sauvages, la qualité de la pêche au lac Dégelis était incroyable. Nous avons fait notre quota chaque jour, et ce, en moins de deux. À gué comme en chaloupe, les poissons étaient au rendez-vous.

Je n’ai pas eu la chance d’attraper un poisson-trophée, mais la quantité d’attaques et la férocité des poissons compensent amplement. J’ai également eu la chance de voir plusieurs photos de beaux spécimens pris dans les 52 lacs de la pourvoirie.

Les leurres :

J’ai profité de la présence des ombles de fontaine pour tester quelques leurres que je m’étaient procurés la semaine d’avant au Zone chasse et pêche de Victo. Le setup le plus productif et qui m’a rapporté de nombreux doublés pendant mes vacances était constitué d’une «Power Nymph 1» suivi d’un streamer couleur bleu ciel et blanc, situés à environ 1 pied de distance l’un de l’autre. Malgré les attaques violentes, les «Power Nymph 1» pouvaient durer plus de 15 à 20 prises avant de devoir être changées. Je recevais autant d’attaques que sur les bons vieux vers avec des petites cuillères «bob-it».

En résumé :

Du soleil, du poisson, un service impeccable, du personnel courtois, mais surtout du plaisir EN MASSE ,voici ce qui résume bien la pourvoirie du lac Dégelis, un endroit que je me promets de revisiter bientôt. Merci encore à Caroline et Conrad de leur accueil et à passeport pêche pour le beau prix.

L’achigan, celui qui se bat

Dans ce billet, je vais vous parler d’un des meilleur poissons sportifs, une bête qui nous surprend à tous les coups, l’achigan à petite bouche. L’achigan est le nom français qui dérive du nom Algonquin AT-CHI GANE (celui qui se bat) et croyez moi, il s’agit d’un nom tout à fait mérité.

Ferrer un achigan sur un leurre de surface est sans aucun doute un des meilleurs feeling qu’on puisse avoir en tant que pêcheur sportif. J’ai eu la chance de suivre le guide de pêche Marc Leclerc dans un endroit tout près de chez moi, une chaude journée de juillet il y a deux ou trois ans. Marc m’a fait découvrir la pêche au poppers. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit de leurres de surface que l’on « jerk » en ramenant vers nous de façon à éclabousser et faire un gros POP à la surface de l’eau, un peu comme un poisson blesser. Cela sert surtout à énerver l’achigan qui se fait dorer au soleil! Les poppers ont un creux recourbé sur le devant qui sert à faire un maximum de bruit sur l’eau.

Juste en dessous, c’est une photo de mon popper fétiche, celui qui ma permis de prendre plus de 30 achigans de 3lbs et plus en une journée. Extrêmement efficace par journée chaude en eau peu profonde, le « Rebel® Pop-R Couleur Silver Blue »

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Silver Blue

Lorsque les poissons ne sont pas actifs sur les leurres de surface, j’aime bien pêcher avec des leurres souples. Il existe plusieurs techniques mais ma préférée est la méthode « wacky » . Il s’agit d’une méthode où l’on prend une imitation de ver en plastique souple dans lequel on pique l’hameçon en plein centre. Ensuite, il suffit de lancer, laisser tomber notre ver (en général à ce moment que l’attaque se produit) pour ensuite ramener le ver en saccade.  J’ai mis un super vidéo fait par mon ami Charles Giguère accompagné par son ami Bruno Tessier « Slug » .

P.S.: Dans cette vidéo, on y trouve un truc super pour étirer la vie de nos leurres, des « tie wrap ».

L’esturgeon, poisson préhistorique

Une pêche que j’aime beaucoup et que j’ai découverte il y a deux ans est la pêche à l’esturgeon. J’ai été surpris de voir quelle taille pouvait atteindre ces bêtes dans les belles rivières du Québec comme, par exemple, la rivière Saint-François. Il y a quelques années, je pensais que ce type poisson se retrouvait seulement dans le fleuve, mais j’ai eu la chance d’en capturer jusqu’à Windsor, dans la rivière Saint-François. Je ne serais même pas surpris qu’il y en ait encore plus haut.

La pêche à l’esturgeon est un peu plus passive que la pêche à l’achigan ou au salmonidé, mais je peux vous garantir que cela fait notre journée quand nous attrapons un beau spécimen. Même si c’est une pêche que j’aime, je ne pousserai jamais assez fort pour promouvoir le « no kill » de l’esturgeon. Bien que l’état de cette espèce s’améliore depuis quelque temps, la pression de la pêche commerciale des années passées a fait extrêmement mal à ce noble poisson.

Tous les pêcheurs d’esturgeon ont leur méthode miracle. Ce qui fonctionne le mieux pour moi est sans aucun doute une bonne chique de vers. Le montage que j’utilise est bien simple : harnais à doré de type « Pickerel » (voir image en bas) sur lequel je monte 2 beaux gros vers et un plomb en cloche au bout. On monte ça,  on lance et on attend … Nous pêchons l’esturgeon jour et nuit, mais à mon avis, les plus belles pêches se passent très tôt le matin, au lever du soleil, ou le soir, à son coucher.

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Pour ceux qui ne font pas confiance à ce type de montage et qui préfère préparer leur propre bas de ligne (avec du fil plus solide ou de meilleurs hameçons), je vous présente un vidéo fait par Bruno Tessier « Slug » le pêcheur urbain.Il s’agit d’un montage avec un plomb coulissant qui a permis à Bruno de prendre plusieurs esturgeon de toutes tailles. Merci au Pêcheur Urbain pour les beaux vidéos explicatifs.

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