Démystifier les mythes : Les principaux salmonidés et leur origine (Partie 2)

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Si vous vous souvenez, la première partie de l’article traitait des deux autres genres de salmonidés : les corégones et les ombles. Également, si vous avez bien lu l’article précédent, vous devez vous souvenir que le terme de truite est un terme générique vernaculaire qui est utilisé dans un sens très large mais que ce terme ne fait référence, en fait, à aucun genre de la famille des salmonidés.

Nous voici donc maintenant au cœur du problème : les espèces du genre saumon (Salmo pour les espèces de la côte atlantique et Onchorhynchus pour les espèces de la côte pacifique). C’est principalement dans ce genre que bon nombre d’informations fausses ou erronées sont véhiculées.

– Les saumons comptent 1 espèce indigène au Québec et principalement 4 espèces introduites (dont certaines populations sont maintenant considérées naturalisées) : Le saumon atlantique (et sa sous-espèce : la ouananiche), la truite arc-en-ciel, la truite brune, le saumon chinook et le saumon coho.

Le saumon atlantique (Salmo salar) est une espèce anadrome.Lors du retrait des glaciers, il y a environ 12 000 ans, certaines populations se sont retrouvées confinées en eau douce et sont donc devenues exclusivement dulcicoles, ce sont les ouananiches. Cependant, elles continuent d’effectuer une migration, mais celle-ci est de type potamodrome (exclusivement en eau douce). Elles migrent vers les rivières pour frayer et vers les grands lacs d’eau douce pour manger et se développer jusqu’à maturité sexuelle.

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La truite arc-en-ciel (Onchorhynchus mykiss) est une espèce introduite au Québec depuis au moins 1 siècle. Au Québec, elle est maintenant considérée comme une espèce exotique envahissante qui serait une des causes de la chute des populations de saumon atlantique en Gaspésie et sur la Côte Nord (ceci pourrait faire l’objet d’un prochain article…). La truite arc-en-ciel est originaire de la côte pacifique où on y retrouve des populations sédentaires et des populations migratrices de type anadrome. Les individus des populations anadromes sont nommés steelhead (tête d’acier) du à leur coloration argentée particulière et leur forme oblongue et fusiforme.

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De nombreuses populations de truite arc-en-ciel sont maintenant considérées acclimatées au Québec. Certaines de ses populations naturalisées sont considérées comme des populations de steelhead car elles effectuent leur migration entre les grands lacs d’eau douce et leurs tributaires. Ainsi, les populations du lac Ontario, du lac Champlain et du lac Memphrémagog sont des versions potamodromes de la steelhead. Selon les études génétiques menées, ce sont majoritairement ces populations qui utilisent le corridor du fleuve Saint-Laurent pour coloniser les rivières à saumon atlantique de la Gaspésie et de la Côte Nord. L Les individus issus de ces populations sont très agressifs, bien adaptés, ultra compétiteurs et aptes à survivre dans des eaux aux températures plus chaudes.

La truite brune (Salmo trutta) est une espèce introduite au Québec. Elle est originaire d’Europe où on y retrouve principalement trois souches. La truite fario (Salmo trutta fario) est la souche sédentaire que l’on retrouve en rivière. La truite de mer (Salmo trutta trutta), est la souche anadrome dont les individus migrent en mer pour se nourrir avant de revenir en rivière pour se reproduire. Enfin, la truite de lac (Salmo trutta lacustris) est la souche potamodrome qui se nourrit en lac et se reproduit en rivière. Je ne saurai dire quelle(s) souche(s) spécifique(s) fut introduite(s) au Québec. Cependant, c’est une espèce considérée comme acclimatée dans des nombreuses rivières et plans d’eau. Elle peut tolérer des températures d’eau élevées. C’est un poisson territorial et majoritairement solitaire.

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Le saumon chinook ou King Salmon (Onchorhynchus tshawytscha) est une espèce anadrome originaire de la côte pacifique. Elle a été introduite sur la côte atlantique et notamment au lac Ontario où elle est considérée acclimatée. Ces populations de saumon chinook issues du lac Ontario sont des populations qui se sont adaptées relativement facilement à leur nouvel environnement et qui maintenant effectuent une migration de type potamodrome entre le lac Ontario et ses affluents. Cependant, de part sa nature migratrice, c’est une espèce exploratrice et colonisatrice. À chaque année, plusieurs individus sont pris par des pêcheurs dans le corridor du fleuve Saint-Laurent. Ce sont majoritairement des individus issus des populations introduites dans le lac Ontario.

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Le saumon coho ou saumon argenté (Onchorhynchus kisutch) est une espèce anadrome originaire de la côte pacifique. Comme le saumon chinook, elle a été introduite également au lac Ontario où elle est considérée naturalisée. Les populations acclimatées de saumon coho du lac Ontario effectuent maintenant une migration de type potamodrome entre le lac Ontario et ses affluents, cependant, plusieurs individus s’égarent et se retrouvent également dans le corridor fluvial du Saint-Laurent. D’un point de vue de pêcheur (et d’un point de vue personnel), le saumon coho est le combattant ultime au bout d’une ligne à pêche. Le combat donné par cette espèce est unique et regroupe la puissance, la fougue et l’acrobatie tout en contrôle. Bref, selon moi, ce que j’appelle le meilleur des deux mondes qui combine, à la fois, la puissance et la folie d’un poisson de mer avec l’agilité et le contrôle d’un poisson d’eau douce.

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Voilà, de façon synthétique et succincte, cela fait le tour des principales espèces de salmonidés que l’on peut retrouver sur la côte est de l’Amérique du Nord et au Québec. J’espère que vous aurez eu plaisir à lire cet article et qu’il vous permettra de mieux différencier les espèces de salmonidés.

Sinon, n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions plus spécifiques ou des incertitudes au sujet des ces espèces.

 

Écrit par :

Bruno Mayot
Lomechuse guide de pêche aux salmonidés
Lac Memphrémagog (été – hiver)
Rivières du lac Ontario (automne – printemps)
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www.lomechuse.com
info@lomechuse.com

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Démystifier les mythes : Les principaux salmonidés et leur origine (Partie 1)

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Les salmonidés sont une famille d’espèces de poissons que l’on retrouve dans l’hémisphère nord. Les espèces sont principalement réparties entre les deux océans opposés : atlantique et pacifique.

Au Québec, on peut pêcher de nombreuses espèces de salmonidés. Certaines espèces sont indigènes, d’autres sont des espèces introduites. Lorsque ces espèces introduites sont bien établies et que la population se reproduit naturellement, on dit que l’espèce est naturalisée ou acclimatée.

Tout d’abord parmi la famille des salmonidés, il faut distinguer 3 genres différents :

– Les corégones (genre Coregonus)

– Les ombles (genre Salvelinus)

– Les saumons (genre Salmo pour les espèces de l’océan atlantique et le genre Onchorhynchus pour les espèces de l’océan pacifique).

N.B. : le terme de truite est un nom vernaculaire qui permet de désigner plusieurs espèces mais il n’existe pas réellement de genre pour la truite (l’ensemble des espèces appelées truites sont, en fait, des saumons ou des ombles).

Les noms populaires des espèces de salmonidés sont souvent confondants. Par exemple, l’espèce indigène du Québec appelée truite mouchetée n’est pas une truite, c’est, en fait, un omble.

Pour ne pas se tromper, il suffit d’utiliser le nom latin des espèces. Si on continue de prendre l’exemple de la truite mouchetée, son nom latin est Salvelinus fontinalis (omble de fontaine). Le nom latin des espèces est divisé comme suit : le premier mot représente son genre (ici, Salvelinus, correspond au genre des ombles) et le second précise son espèce (ici, fontinalis, indique donc qu’il s’agit d’un omble de fontaine).

Pour essayer d’être simple et concis, je vais traiter une par une les principales espèces de salmonidés que l’on retrouve au Québec ainsi que leurs grandes caractéristiques (migratrices ou sédentaires, types d’habitat).

– Les corégones regroupent deux espèces bien connues et indigènes au Québec : le grand corégone et le cisco de lac.

Le grand corégone (Coregonus clupeaformis) est une espèce d’eau douce majoritairement (espèce dulcicole). Cependant, certaines populations qui sont proches de l’océan sont également anadromes.

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Le cisco de lac (Coregonus artedi) est une espèce dulcicole qui affectionne particulièrement les lacs profond d’eau claire (en Estrie, on retrouve une belle population de cisco de lac dans le lac Massawippi).

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– Les ombles totalisent trois espèces connues et indigènes au Québec : l’omble de fontaine, le touladi et l’omble chevalier

L’omble de fontaine ou truite mouchetée (Salvelinus fontinalis) est une espèce d’eau douce qui affectionne plutôt les cours d’eau ou les lacs de tête à eau claire, froide et oxygénée. Sa faible résilience à la compétition interspécifique la cantonne souvent dans des habitats comportant peu d’espèces de poisson. Certaines populations (comme au Saguenay, par exemple) sont anadromes, elles sont alors appelées communément truite de mer.

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Le Touladi ou truite grise (Salvelinus namaycush) est une espèce d’eau douce qui se retrouve principalement dans les lacs profonds et froids. Cependant, dans le nord du Québec, il existe des populations que l’on retrouve en rivière. C’est une espèce strictement dulcicole à faible migration. Les frayères du Touladi se retrouvent généralement directement dans le lac.

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L’omble chevalier ou truite rouge ou omble arctique (Salvelinus alpinus) est une espèce exclusivement anadrome dont l’aire de répartition est majoritairement confinée aux zones arctiques et subarctiques. Cependant, il existe plusieurs populations dans des lacs profonds et froids plus au sud du Québec. Ce sont des populations résiduelles issues des populations anadromes qui se sont retrouvées emprisonnées dans les lacs lors du retrait des glaciers, il y a environ 12 000 ans.

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Attention, c’est là que ça se complique, on passe au genre saumon!!! À suivre dans la partie 2 !!!!

Écrit par :

Bruno Mayot
Lomechuse guide de pêche aux salmonidés
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Petits poissons, plaisir à l’horizon

En attendant le printemps et ses beaux poissons colorés, mon ami Ted m’a invité à aller pêcher l’éperlan arc-en-ciel dans le secteur de Miguasha. À cet endroit, il est possible de capturer douze douzaines d’éperlan par personne. Puisque c’était ma première sortie de pêche blanche, je ne savais pas trop à quoi m’attendre car j’étais plutôt préoccupé à me mettre des vêtements chauds pour me protéger du froid.

Le truc c’est de creuser un trou et attendre une touche. Pour favoriser la pêche, nous avons utilisé comme appât du lard que nous avons mit sur nos mouches colorées. Pour capturer un peu de ce poisson, il est nécessaire de connaitre l’horaire des marées car l’éperlan quitte la baie pour se retrouver au large lorsque la marée baisse et revient avec la marée montante. Pour initier une personne à la pêche blanche, c’est un très bon choix. J’ai vraiment aimée ma première expérience de pêche blanche. Ted, plus expérimenté dans cette pêche que moi, a réussi à attraper son quota. Quant à moi, j’ai réussi à prendre la moitié du mien, soit six douzaines.

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Activité de pêche blanche à la Fête des neiges de Magog 2015

C’est le samedi 7 février et le dimanche 8 février qu’avait lieu l’activité de pêche blanche pour les enfants de tous âges organisée par le club des 4 loups dans le cadre de la fête des neiges de Magog. Nous (Tommy et Bruno) étions bénévoles pour le samedi 7 février.

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Dès notre arrivée, nous avons préparer le site qui consiste à découper une large section de glace afin d’y  positionner les cages qui accueillent les truites arc-en-ciel durant la fin de semaine. Une fois le site prêt, nous avons assisté à l’ensemencement de plusieurs centaines de magnifiques petites truites arc-en-ciel de 9 à 12 pouces qui devaient faire le plaisir des jeunes pêcheurs durant la fin de semaine.

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Arrivé vers 8h30, l’activité devait ouvrir ses portes pour 10 heures du matin. Il n’est pas encore 10 heures du matin et déjà les jeunes de tous âges font la file pour attraper ces magnifiques petites truites. Chaque groupe de 22 jeunes disposaient de 15 minutes pour tenter d’attraper 2 truites par enfant et ce sans arrêt jusqu’à 16 heures. Durant la première journée, il y a donc plusieurs centaines de jeunes qui ont pu profiter gratuitement de cette activité de pêche blanche et être initier à la pêche sur glace grâce au club des 4 loups et leur dévouement à la cause.

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C’était merveilleux de voir l’émerveillement des enfants et l’engouement des parents. Chaque poisson capturé suscitait une bordée d’exclamations et de félicitations. Les parents étaient très fiers de voir leurs enfants heureux, intéressés et intrigués par leur capture qui gigotait au bout de la ligne. Le temps d’une photo et la truite était soit graciée ou alors conservée pour une bon souper familial.

L’activité qui s’est tenue sur 2 jours a permis d’initier à la pêche blanche pas loin de 800 enfants, on peut donc dire que l’activité fut un franc succès. À la fin de l’activité le dimanche 8 février à 16 heures, les truites arc-en-ciel, qui ont su échapper à la tentation de mordre aux appâts proposés, sont allés rejoindre les profondeurs du lac Memphrémagog parmi leurs congénères.

Nous profitons de l’occasion pour remercier le Club des 4 loups et leurs bénévoles pour l’implication dans ce genre d’activités qui sont tellement importantes pour l’avenir de notre loisir et pour la formation de la relève de la pêche.

 

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Démystifier les mythes : Anadrome vs Catadrome

Anadrome et catadrome, c’est quoi ces bêtes là !!!! Je vais vous éclairer un peu plus : ce sont les synonymes de potamotoque et thalassotoque !! Ouf !! Ok, vous n’êtes pas plus renseigné !! En fait, ce sont des termes utilisés pour caractériser certaines espèces de poissons migrateurs qui passent du milieu aquatique marin (eau salée) au milieu aquatique d’eau douce (rivières et lacs). J’imagine que vous être tous capables de faire une recherche google avec ces mots clés et de trouver leur définition respective !! Mais voici les liens vers leurs définitions :

Anadrome ou potamotoque

Catadrome ou Thalassotoque

Les poissons anadromes ou potamotoques sont donc des poissons migrateurs qui vont naître et se reproduire en rivière. Les alevins vont croître jusqu’au une certaine taille avant d’opérer un changement métabolique qui va les pousser à migrer pour rejoindre le milieu marin. Ces « adolescents » vont se nourrir dans le milieu salin jusqu’à l’âge adulte. À maturité sexuelle, les adultes vont revenir en milieu d’eau douce pour se reproduire. L’exemple le plus connu d’espèces de poissons anadrome sont les espèces de saumon (saumon atlantique et les 5 espèces de saumons du pacifique), mais il existe plusieurs autres espèces potamotoques. Au Québec, on peut citer :

– le saumon atlantique (bien sûr),

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– l’alose savoureuse,

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– l’esturgeon noir,

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la truite de mer (qui est la version migratrice de la truite mouchetée ou omble de fontaine),

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– L’omble arctique (qui est la souche migratrice de l’omble chevalier).

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Les poissons catadromes ou thalassotoques sont aussi des poissons migrateurs. Le même processus s’opère mais, à l’inverse des poissons anadromes, ils naissent et se reproduisent en mer et rejoignent le milieu aquatique d’eau douce pour se nourrir jusqu’à l’état adulte et la maturité sexuelle qui les poussera à migrer en eau salée pour se reproduire. L’exemple le plus connu d’espèce de poisson catadrome est l’anguille d’Amérique. Au Québec, à ma connaissance, l’anguille d’Amérique est la seule et unique espèce catadrome.

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Je ne m’étendrai pas plus loin sur la migration des poissons car c’est un domaine beaucoup plus complexe que l’on pense avec de nombreuses variantes. La migration des poissons en général sera l’objet du prochain article de « Démystifier les mythes » !!!

Au plaisir et bonne pêche!

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

Lac Memphrémagog (hiver et été)

Rivières du lac Ontario (printemps et automne)

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Tournoi de pêche blanche lac Wallace 2015

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C’est sur un coup de tête que l’équipe de Fishingshack a décidé de se joindre au tournoi de pêche blanche sur le lac Wallace à environ 20 minutes de Coaticook. Nous avons donc publié l’événement et invité nos amis à se joindre à nous en cette belle journée de janvier pour taquiner les quelques espèces qui sont maitres des profondeurs de ce lac.

installation du campement

Dès notre arrivée, j’ai eu la chance, dans le bureau d’enregistrement, de croiser nos amis que nous avions invité sur les différent groupes. Après un peu de « blabla » nous avons chargé les traineaux en route pour la pêche.

Truite brune

Armé d’une carte bathymétrique, nous avons fait notre chemin vers certaines structures qui nous semblaient propices à la capture de truites brunes. Après plusieurs attaques de perchaudes et du à un manque d’attention envers nos brimbales, on ne s’est pas rendu compte tout de suite qu’il y avait un drapeau levé. C’est Bruno qui l’a vu en premier et qui s’est rendu au drapeau pour y sortir notre première truite brune, un beau spécimen de 13.5 pouces.

La truite enregistrée fut la 3eme enregistrée cette journée là. Malheureusement son maigre 0.5 lbs ne pouvait faire compétition à la truite de 2 livres enregistrée plus tôt.

Comme seules les perchaudes voulaient de nos offrandes sur les jiggeuses, j’ai décidé de grossir mon leurre un peu. Une fois mon leurre descendu à 25 pieds, j’ai vu sur le sonar une superbe ligne rouge franche décoller du fond et s’enligner directement sur mon leurre. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai hissé hors du trou, après un léger combat, un petit meunier!

Meunier

Bruno, de son coté, prospectait des structures un peu plus loin ce qui lui valu plusieurs attaques ainsi qu’une belle truite d’environ 12 pouces.

La journée fut chaude et ensoleillée. Une journée parfaite pour un superbe tournoi. Le seul hic, qui n’est aucunement de la faute des organisateurs, alcool et véhicule ne faisant pas bon ménage, à la fin de la journée l’air pur fut remplacé par les gaz d’échappement des quatre roues, skidoo et multiples véhicules qui circulaient sur le lac.

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Merci au Club Chasse et Pêche de Coaticook et leurs bénévoles d’avoir organisés cette superbe journée qui fut couronnée par de nombreux prix de présence.

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Démystifier les mythes : Les Lamproies

Lamproie est un terme vernaculaire pour désigner un groupe d’espèces : les pétromyzontidés. Ce sont des espèces primitives de vertébrés. Elles ne sont pas constituées d’os (arrêtes) mais de cartilage, elles n’ont pas mâchoires, ni d’écailles. Elles ont une grande gueule en forme de ventouse. Au Québec, il existe 4 espèces avec des aires de répartition distinctes. 2 espèces sont non parasites et 2 espèces sont parasites. Cependant, un de ces deux espèces parasites a étendu son aire de répartition jusqu’aux grands lacs à cause des introductions involontaires générées par les activités humaines. Cette espèce est considérée problématique car elle est présente en abondance et affecte fortement les poissons sportifs que l’on pêche dans divers plans d’eau tels que le fleuve Saint-Laurent et ses affluents. Il s’agit de la lamproie marine. Voici une brève description des 4 espèces présentes au Québec.

 

– La lamproie du nord :

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Espèce non parasite. La forme adulte ne se nourrit pas, elle se reproduit et meurt par la suite. C’est une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec et au Canada, sa situation d’espèce en péril est considérée comme préoccupante depuis 1991. Les larves (nommées ammocètes) sont des proies de choix pour nos espèces de poissons sportifs.

http://www.mffp.gouv.qc.ca/publications/faune/rap_sit_lamproie.pdf

 

– La lamproie de l’est :

LE

Espèce non parasite. La forme adulte ne se nourrit pas, elle se reproduit et meurt par la suite. On possède peu d’information sur cette espèce au Québec bien qu’elle soit plutôt commune dans le sud du Québec. C’est une espèce très discrète. Les larves sont aussi très prisées par nos poissons sportifs.

 

– La lamproie argentée :

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Espèce parasite présente dans le sud-ouest du Québec, dans la rivière des Outaouais et dans le fleuve Saint-Laurent. Elle ne cause que peu de dommages aux poissons qu’elle parasite car elle est un hôte passif qui ne fait pas mourir son hôte. La population des grands lacs et du cours du fleuve Saint-Laurent est considérée à statut préoccupant depuis 2011.

http://www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/species-especes/lamprey_silver-lamproie_argentee-fra.htm

 

– La lamproie marine :

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Espèce parasite d’eau salée et saumâtre. Elle a réussi a étendre son aire de répartition géographique jusqu’aux grands lacs et au lac Champlain où il existe maintenant une population d’eau douce bien implantée. Elle est considérée comme nuisible car elle s’attaque à de nombreuses espèces de poissons sportifs et de consommation et elle peut parasiter son hôte au point de le tuer. De nombreuses informations sur cette espèce et la lutte contre cette espèce sont disponibles via le lien suivant :

http://www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/lamprey-lamproie-fra.htm

 

Ainsi, les lamproies font parties de l’écosystème aquatique et de la chaîne alimentaire. Elles ont leur place et ne sont nullement problématiques. Même 2 des 4 espèces présentes au Qu.bec sont considérées comme des espèces relativement en danger. Seule la lamproie marine est une espèce considérée nuisible et plusieurs programmes de lutte contre cette espèce existent. Les pêcheurs auront souvent à faire avec cette espèce car elle affecte les poissons sportifs que nous pêchons mais cela ne veut pas dire que toutes les espèces de lamproie sont dangereuses ou nuisibles !!

 

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

http://www.lomechuse.com

Des techniques un peu salée

Lorsque l’on pêche en eau salée, il est important de bien choisir nos leurres!

Les leurres souples :

Une technique passionnante autorisant l’utilisation d’un grand nombre de modèles permettant de s’adapter à de très nombreuses situations. Parmi les leurres souples, différentes familles sont reconnaissables.

Les « Shad » possédant une caudale ronde, ovale ou arrondie, ils émettent de fortes vibrations de basses fréquences.

Les « Fin-s », contrairement aux « Shad », provoquent des vibrations “Finess” proche de la moyenne à haute fréquence adaptée aux eaux moyennement profondes (25 mètres Max). Ils sont parfaits par mer calme ou face à des poissons lunatiques sur des zones à forte fréquentation de pêcheurs.

Les ‘Slugs & Worms softbait » droit à la caudale épaisse ou fine provoquent différents niveaux de fréquences vibratoires. Ils sont parfait pour une utilisation en milieu riche en anguillons dont les prédateurs se nourrissent mais ils sont également redoutables dans les milieux ou la petite anguille n’est pas représentée de par leur nage en S fluide et agressive, particulièrement efficace sur les épaves !

Le choix des têtes plombées est une étape importante définie par la profondeur, le type de comportement alimentaire des prédateurs, ainsi que l’action de la canne utilisée. Il y a plusieurs imitation de nage que l’on peut imiter seulement en variant la vitesse des mouvement du moulinet et du poignet.

Les « crankbaits » :

Ces leurres ont été conçus pour « pêcher tout seul », un peu comme une cuillère tournante. On lance et on ramène en se contentant de faire varier le rythme de récupération, ils font le reste :

– Ils descendent et se maintiennent à la profondeur pour laquelle ils ont été conçus.

– Leur nage serrée provoque de nombreux reflets qui attirent l’attention du prédateur.

– Les oscillations puissantes du corps déplacent beaucoup d’eau et les vibrations qui en résultent déclenchent un réflexe d’agressivité.

Les « bucktail jigs » :

Le gabarit de « bucktails jigs » existant est sans conteste l’un des leurres artificiels les plus productifs jamais conçu. J’ai personnellement beaucoup de poissons capturés sur des « bucktails » et j’amène toujours avec moi une gamme de couleurs différentes, selon les tailles et les profils. Il suffit seulement de s’amuser à lui donner des mouvements verticaux.

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Reconnaissance et exploitation stratégique des structures aquatiques

La pêche blanche est un loisir fantastique qui peut être pratiqué par tous les pêcheurs !!! Elle permet de pêcher des zones inaccessibles pour les pêcheurs à gué sans embarcation. Son unique point faible : c’est une pêche statique ! En effet, en embarcation ou à gué, on peut se déplacer assez rapidement pour essayer différentes zones prometteuses en peu de temps. En d’autres termes, ces pêches sont dynamiques car elles permettent d’aller vers le poisson ou d’aller à la rencontre du poisson. Tandis qu’à la pêche sur la glace, c’est le poisson qui doit venir à nous !!

Alors, pour remédier à ce dilemme, il existe une solution !! Choisir vos zones de pêche en fonction des informations théoriques qui sont mises à votre disposition : habitat hivernal préférentiel de l’espèce ciblée, biologie de l’espèce ciblée, type de nourriture hivernale, mode de prédation, structures et substrats (type de fond) préférentiels, etc…Toutes ces informations vont vous permettre de faire des liens et des recoupements avec les structures aquatiques existantes pour exploiter adéquatement des zones de pêche potentielles.

Bruno Mayot - Memphrémagog arc-en-ciel

Je vais tenter, ici, de schématiser les types de structures existantes tant au niveau vertical qu’au niveau horizontal et de synthétiser les principales connaissances qui vous seront utiles pour placer votre équipement de façon adéquate sur des points stratégiques.

Au niveau horizontal, on retrouve principalement 2 types de structures : les baies et les pointes. Généralement, les baies forment un plateau incurvé en pente faible et elles ont un fond plutôt sableux ou vaseux car ce sont souvent des zones d’accumulation de sédiments. Dans les baies, on retrouve aussi souvent des plantes aquatiques car elles offrent aux plantes tout ce dont elles ont besoin : lumière et nourriture (nutriments). Comme ces plantes ont besoin de nutriments et de lumière pour pouvoir se développer leur limite physique varie, dans chaque plan d’eau, en fonction du type de fond et de la transparence de l’eau. Ainsi une eau plus transparente laissera passer plus de lumière à des profondeurs plus grandes mais sera aussi moins chargée en nutriments.

Bruno Mayot arc en ciel memphrémagog pêche blanche

Les pointes, quant à elles, sont généralement plus accidentées avec un dénivelé plus abrupt et un fond plus rocailleux. Cependant, elles peuvent aussi effectuer une avancée peu profonde dans le plan d’eau, créant ainsi un plateau bombé avec accumulation de nutriments et possibilité de présence de plantes aquatiques.

Dans le plan d’eau que l’on veut exploiter, il est important de connaître la limite physique des plantes aquatiques car elles offrent abri et nourriture aux poissons proies et, très souvent, la plupart des espèces de poisson prédateurs se trouveront en embuscade à la limite physique des plantes aquatiques en attente d’une proie potentielle qui aurait la mauvaise idée de s’aventurer en dehors de cette « forêt » protectrice et nourricière.

Un autre point intéressant qu’il ne faut pas négliger est la présence d’un affluent au plan d’eau. L’embouchure d’un affluent coulant en direction du plan d’eau est souvent un « point chaud » (endroit stratégique) pour la pêche hivernale car celui-ci va amener nourriture et, en hiver, une eau souvent plus chaude vers le plan d’eau. C’est donc souvent une zone de pêche fortement productive où il y a une bonne concentration de poissons actifs qui sont en quête de nourriture.

Le schéma suivant présente de façon synthétique une coupe horizontale typique que l’on retrouve dans la majorité des plans d’eau.

Coupe horizontale - Pêche glace

Au niveau vertical, on retrouve également deux types de structure : les plateaux et les tombants. Les tombants forment une pente abrupte avec des cavités et aspérités qui peuvent servir d’abri pour les proies ou de zone d’embuscade pour les prédateurs. Lorsque les nutriments sont poussées depuis le plateau vers le tombant, ceux-ci ne peuvent se déposer sur le fond car la pente est souvent trop abrupte. Les nutriments se retrouvent alors en suspension et attirent nombreuses espèces de poissons qui s’en nourrissent. Bien sûr, s’il y a concentration de nutriments, il y concentration de poissons qui s’en nourrissent et forcement, cela attirent les prédateurs qui se nourrissent de ces poissons appâts.

Les plateaux, quant à eux, sont des zones plutôt planes où les nutriments et sédiments peuvent se déposer et s’accumuler. Ce sont donc des zones riches en biodiversité avec des nombreuses espèces aquatiques qui offrent aux poissons abri et nourriture. Sur les plateaux, on retrouve souvent la ligne de démarcation de plantes aquatiques. Il est très important de l’identifier car c’est une zone de concentration qui sera très productive à la pêche sur la glace. Comme expliqué plus haut, cette ligne est une zone d’embuscade pour les prédateurs qui attendent les proies qui oseraient s’aventurer au-delà de la limite d’abri qu’offrent les plantes aquatiques.

Le schéma suivant présente de façon synthétique une coupe verticale typique que l’on retrouve dans la majorité des plans d’eau.

Coupe verticale - Pêche glace

En recoupant les informations de ces deux schémas, vous aurez alors une bonne vision en 3 dimensions des structures et vous pourrez alors comprendre comment les aborder pour améliorer vos résultats de pêche hivernale.

Bonne pêche à tous et soyez prudent sur la glace !!!

Bruno Mayot Peche blanche Ouananiche

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

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