Petits poissons, plaisir à l’horizon

En attendant le printemps et ses beaux poissons colorés, mon ami Ted m’a invité à aller pêcher l’éperlan arc-en-ciel dans le secteur de Miguasha. À cet endroit, il est possible de capturer douze douzaines d’éperlan par personne. Puisque c’était ma première sortie de pêche blanche, je ne savais pas trop à quoi m’attendre car j’étais plutôt préoccupé à me mettre des vêtements chauds pour me protéger du froid.

Le truc c’est de creuser un trou et attendre une touche. Pour favoriser la pêche, nous avons utilisé comme appât du lard que nous avons mit sur nos mouches colorées. Pour capturer un peu de ce poisson, il est nécessaire de connaitre l’horaire des marées car l’éperlan quitte la baie pour se retrouver au large lorsque la marée baisse et revient avec la marée montante. Pour initier une personne à la pêche blanche, c’est un très bon choix. J’ai vraiment aimée ma première expérience de pêche blanche. Ted, plus expérimenté dans cette pêche que moi, a réussi à attraper son quota. Quant à moi, j’ai réussi à prendre la moitié du mien, soit six douzaines.

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Activité de pêche blanche à la Fête des neiges de Magog 2015

C’est le samedi 7 février et le dimanche 8 février qu’avait lieu l’activité de pêche blanche pour les enfants de tous âges organisée par le club des 4 loups dans le cadre de la fête des neiges de Magog. Nous (Tommy et Bruno) étions bénévoles pour le samedi 7 février.

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Dès notre arrivée, nous avons préparer le site qui consiste à découper une large section de glace afin d’y  positionner les cages qui accueillent les truites arc-en-ciel durant la fin de semaine. Une fois le site prêt, nous avons assisté à l’ensemencement de plusieurs centaines de magnifiques petites truites arc-en-ciel de 9 à 12 pouces qui devaient faire le plaisir des jeunes pêcheurs durant la fin de semaine.

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Arrivé vers 8h30, l’activité devait ouvrir ses portes pour 10 heures du matin. Il n’est pas encore 10 heures du matin et déjà les jeunes de tous âges font la file pour attraper ces magnifiques petites truites. Chaque groupe de 22 jeunes disposaient de 15 minutes pour tenter d’attraper 2 truites par enfant et ce sans arrêt jusqu’à 16 heures. Durant la première journée, il y a donc plusieurs centaines de jeunes qui ont pu profiter gratuitement de cette activité de pêche blanche et être initier à la pêche sur glace grâce au club des 4 loups et leur dévouement à la cause.

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C’était merveilleux de voir l’émerveillement des enfants et l’engouement des parents. Chaque poisson capturé suscitait une bordée d’exclamations et de félicitations. Les parents étaient très fiers de voir leurs enfants heureux, intéressés et intrigués par leur capture qui gigotait au bout de la ligne. Le temps d’une photo et la truite était soit graciée ou alors conservée pour une bon souper familial.

L’activité qui s’est tenue sur 2 jours a permis d’initier à la pêche blanche pas loin de 800 enfants, on peut donc dire que l’activité fut un franc succès. À la fin de l’activité le dimanche 8 février à 16 heures, les truites arc-en-ciel, qui ont su échapper à la tentation de mordre aux appâts proposés, sont allés rejoindre les profondeurs du lac Memphrémagog parmi leurs congénères.

Nous profitons de l’occasion pour remercier le Club des 4 loups et leurs bénévoles pour l’implication dans ce genre d’activités qui sont tellement importantes pour l’avenir de notre loisir et pour la formation de la relève de la pêche.

 

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Démystifier les mythes : Anadrome vs Catadrome

Anadrome et catadrome, c’est quoi ces bêtes là !!!! Je vais vous éclairer un peu plus : ce sont les synonymes de potamotoque et thalassotoque !! Ouf !! Ok, vous n’êtes pas plus renseigné !! En fait, ce sont des termes utilisés pour caractériser certaines espèces de poissons migrateurs qui passent du milieu aquatique marin (eau salée) au milieu aquatique d’eau douce (rivières et lacs). J’imagine que vous être tous capables de faire une recherche google avec ces mots clés et de trouver leur définition respective !! Mais voici les liens vers leurs définitions :

Anadrome ou potamotoque

Catadrome ou Thalassotoque

Les poissons anadromes ou potamotoques sont donc des poissons migrateurs qui vont naître et se reproduire en rivière. Les alevins vont croître jusqu’au une certaine taille avant d’opérer un changement métabolique qui va les pousser à migrer pour rejoindre le milieu marin. Ces « adolescents » vont se nourrir dans le milieu salin jusqu’à l’âge adulte. À maturité sexuelle, les adultes vont revenir en milieu d’eau douce pour se reproduire. L’exemple le plus connu d’espèces de poissons anadrome sont les espèces de saumon (saumon atlantique et les 5 espèces de saumons du pacifique), mais il existe plusieurs autres espèces potamotoques. Au Québec, on peut citer :

– le saumon atlantique (bien sûr),

SA2

– l’alose savoureuse,

AS

– l’esturgeon noir,

EN

la truite de mer (qui est la version migratrice de la truite mouchetée ou omble de fontaine),

TMAna

– L’omble arctique (qui est la souche migratrice de l’omble chevalier).

OA

Les poissons catadromes ou thalassotoques sont aussi des poissons migrateurs. Le même processus s’opère mais, à l’inverse des poissons anadromes, ils naissent et se reproduisent en mer et rejoignent le milieu aquatique d’eau douce pour se nourrir jusqu’à l’état adulte et la maturité sexuelle qui les poussera à migrer en eau salée pour se reproduire. L’exemple le plus connu d’espèce de poisson catadrome est l’anguille d’Amérique. Au Québec, à ma connaissance, l’anguille d’Amérique est la seule et unique espèce catadrome.

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Je ne m’étendrai pas plus loin sur la migration des poissons car c’est un domaine beaucoup plus complexe que l’on pense avec de nombreuses variantes. La migration des poissons en général sera l’objet du prochain article de « Démystifier les mythes » !!!

Au plaisir et bonne pêche!

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

Lac Memphrémagog (hiver et été)

Rivières du lac Ontario (printemps et automne)

www.lomechuse.com

 

Tournoi de pêche blanche lac Wallace 2015

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C’est sur un coup de tête que l’équipe de Fishingshack a décidé de se joindre au tournoi de pêche blanche sur le lac Wallace à environ 20 minutes de Coaticook. Nous avons donc publié l’événement et invité nos amis à se joindre à nous en cette belle journée de janvier pour taquiner les quelques espèces qui sont maitres des profondeurs de ce lac.

installation du campement

Dès notre arrivée, j’ai eu la chance, dans le bureau d’enregistrement, de croiser nos amis que nous avions invité sur les différent groupes. Après un peu de « blabla » nous avons chargé les traineaux en route pour la pêche.

Truite brune

Armé d’une carte bathymétrique, nous avons fait notre chemin vers certaines structures qui nous semblaient propices à la capture de truites brunes. Après plusieurs attaques de perchaudes et du à un manque d’attention envers nos brimbales, on ne s’est pas rendu compte tout de suite qu’il y avait un drapeau levé. C’est Bruno qui l’a vu en premier et qui s’est rendu au drapeau pour y sortir notre première truite brune, un beau spécimen de 13.5 pouces.

La truite enregistrée fut la 3eme enregistrée cette journée là. Malheureusement son maigre 0.5 lbs ne pouvait faire compétition à la truite de 2 livres enregistrée plus tôt.

Comme seules les perchaudes voulaient de nos offrandes sur les jiggeuses, j’ai décidé de grossir mon leurre un peu. Une fois mon leurre descendu à 25 pieds, j’ai vu sur le sonar une superbe ligne rouge franche décoller du fond et s’enligner directement sur mon leurre. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai hissé hors du trou, après un léger combat, un petit meunier!

Meunier

Bruno, de son coté, prospectait des structures un peu plus loin ce qui lui valu plusieurs attaques ainsi qu’une belle truite d’environ 12 pouces.

La journée fut chaude et ensoleillée. Une journée parfaite pour un superbe tournoi. Le seul hic, qui n’est aucunement de la faute des organisateurs, alcool et véhicule ne faisant pas bon ménage, à la fin de la journée l’air pur fut remplacé par les gaz d’échappement des quatre roues, skidoo et multiples véhicules qui circulaient sur le lac.

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Merci au Club Chasse et Pêche de Coaticook et leurs bénévoles d’avoir organisés cette superbe journée qui fut couronnée par de nombreux prix de présence.

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Démystifier les mythes : Les Lamproies

Lamproie est un terme vernaculaire pour désigner un groupe d’espèces : les pétromyzontidés. Ce sont des espèces primitives de vertébrés. Elles ne sont pas constituées d’os (arrêtes) mais de cartilage, elles n’ont pas mâchoires, ni d’écailles. Elles ont une grande gueule en forme de ventouse. Au Québec, il existe 4 espèces avec des aires de répartition distinctes. 2 espèces sont non parasites et 2 espèces sont parasites. Cependant, un de ces deux espèces parasites a étendu son aire de répartition jusqu’aux grands lacs à cause des introductions involontaires générées par les activités humaines. Cette espèce est considérée problématique car elle est présente en abondance et affecte fortement les poissons sportifs que l’on pêche dans divers plans d’eau tels que le fleuve Saint-Laurent et ses affluents. Il s’agit de la lamproie marine. Voici une brève description des 4 espèces présentes au Québec.

 

– La lamproie du nord :

LN

Espèce non parasite. La forme adulte ne se nourrit pas, elle se reproduit et meurt par la suite. C’est une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec et au Canada, sa situation d’espèce en péril est considérée comme préoccupante depuis 1991. Les larves (nommées ammocètes) sont des proies de choix pour nos espèces de poissons sportifs.

http://www.mffp.gouv.qc.ca/publications/faune/rap_sit_lamproie.pdf

 

– La lamproie de l’est :

LE

Espèce non parasite. La forme adulte ne se nourrit pas, elle se reproduit et meurt par la suite. On possède peu d’information sur cette espèce au Québec bien qu’elle soit plutôt commune dans le sud du Québec. C’est une espèce très discrète. Les larves sont aussi très prisées par nos poissons sportifs.

 

– La lamproie argentée :

LA

Espèce parasite présente dans le sud-ouest du Québec, dans la rivière des Outaouais et dans le fleuve Saint-Laurent. Elle ne cause que peu de dommages aux poissons qu’elle parasite car elle est un hôte passif qui ne fait pas mourir son hôte. La population des grands lacs et du cours du fleuve Saint-Laurent est considérée à statut préoccupant depuis 2011.

http://www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/species-especes/lamprey_silver-lamproie_argentee-fra.htm

 

– La lamproie marine :

LM

Espèce parasite d’eau salée et saumâtre. Elle a réussi a étendre son aire de répartition géographique jusqu’aux grands lacs et au lac Champlain où il existe maintenant une population d’eau douce bien implantée. Elle est considérée comme nuisible car elle s’attaque à de nombreuses espèces de poissons sportifs et de consommation et elle peut parasiter son hôte au point de le tuer. De nombreuses informations sur cette espèce et la lutte contre cette espèce sont disponibles via le lien suivant :

http://www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/lamprey-lamproie-fra.htm

 

Ainsi, les lamproies font parties de l’écosystème aquatique et de la chaîne alimentaire. Elles ont leur place et ne sont nullement problématiques. Même 2 des 4 espèces présentes au Qu.bec sont considérées comme des espèces relativement en danger. Seule la lamproie marine est une espèce considérée nuisible et plusieurs programmes de lutte contre cette espèce existent. Les pêcheurs auront souvent à faire avec cette espèce car elle affecte les poissons sportifs que nous pêchons mais cela ne veut pas dire que toutes les espèces de lamproie sont dangereuses ou nuisibles !!

 

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

http://www.lomechuse.com

Des techniques un peu salée

Lorsque l’on pêche en eau salée, il est important de bien choisir nos leurres!

Les leurres souples :

Une technique passionnante autorisant l’utilisation d’un grand nombre de modèles permettant de s’adapter à de très nombreuses situations. Parmi les leurres souples, différentes familles sont reconnaissables.

Les « Shad » possédant une caudale ronde, ovale ou arrondie, ils émettent de fortes vibrations de basses fréquences.

Les « Fin-s », contrairement aux « Shad », provoquent des vibrations “Finess” proche de la moyenne à haute fréquence adaptée aux eaux moyennement profondes (25 mètres Max). Ils sont parfaits par mer calme ou face à des poissons lunatiques sur des zones à forte fréquentation de pêcheurs.

Les ‘Slugs & Worms softbait » droit à la caudale épaisse ou fine provoquent différents niveaux de fréquences vibratoires. Ils sont parfait pour une utilisation en milieu riche en anguillons dont les prédateurs se nourrissent mais ils sont également redoutables dans les milieux ou la petite anguille n’est pas représentée de par leur nage en S fluide et agressive, particulièrement efficace sur les épaves !

Le choix des têtes plombées est une étape importante définie par la profondeur, le type de comportement alimentaire des prédateurs, ainsi que l’action de la canne utilisée. Il y a plusieurs imitation de nage que l’on peut imiter seulement en variant la vitesse des mouvement du moulinet et du poignet.

Les « crankbaits » :

Ces leurres ont été conçus pour « pêcher tout seul », un peu comme une cuillère tournante. On lance et on ramène en se contentant de faire varier le rythme de récupération, ils font le reste :

– Ils descendent et se maintiennent à la profondeur pour laquelle ils ont été conçus.

– Leur nage serrée provoque de nombreux reflets qui attirent l’attention du prédateur.

– Les oscillations puissantes du corps déplacent beaucoup d’eau et les vibrations qui en résultent déclenchent un réflexe d’agressivité.

Les « bucktail jigs » :

Le gabarit de « bucktails jigs » existant est sans conteste l’un des leurres artificiels les plus productifs jamais conçu. J’ai personnellement beaucoup de poissons capturés sur des « bucktails » et j’amène toujours avec moi une gamme de couleurs différentes, selon les tailles et les profils. Il suffit seulement de s’amuser à lui donner des mouvements verticaux.

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Reconnaissance et exploitation stratégique des structures aquatiques

La pêche blanche est un loisir fantastique qui peut être pratiqué par tous les pêcheurs !!! Elle permet de pêcher des zones inaccessibles pour les pêcheurs à gué sans embarcation. Son unique point faible : c’est une pêche statique ! En effet, en embarcation ou à gué, on peut se déplacer assez rapidement pour essayer différentes zones prometteuses en peu de temps. En d’autres termes, ces pêches sont dynamiques car elles permettent d’aller vers le poisson ou d’aller à la rencontre du poisson. Tandis qu’à la pêche sur la glace, c’est le poisson qui doit venir à nous !!

Alors, pour remédier à ce dilemme, il existe une solution !! Choisir vos zones de pêche en fonction des informations théoriques qui sont mises à votre disposition : habitat hivernal préférentiel de l’espèce ciblée, biologie de l’espèce ciblée, type de nourriture hivernale, mode de prédation, structures et substrats (type de fond) préférentiels, etc…Toutes ces informations vont vous permettre de faire des liens et des recoupements avec les structures aquatiques existantes pour exploiter adéquatement des zones de pêche potentielles.

Bruno Mayot - Memphrémagog arc-en-ciel

Je vais tenter, ici, de schématiser les types de structures existantes tant au niveau vertical qu’au niveau horizontal et de synthétiser les principales connaissances qui vous seront utiles pour placer votre équipement de façon adéquate sur des points stratégiques.

Au niveau horizontal, on retrouve principalement 2 types de structures : les baies et les pointes. Généralement, les baies forment un plateau incurvé en pente faible et elles ont un fond plutôt sableux ou vaseux car ce sont souvent des zones d’accumulation de sédiments. Dans les baies, on retrouve aussi souvent des plantes aquatiques car elles offrent aux plantes tout ce dont elles ont besoin : lumière et nourriture (nutriments). Comme ces plantes ont besoin de nutriments et de lumière pour pouvoir se développer leur limite physique varie, dans chaque plan d’eau, en fonction du type de fond et de la transparence de l’eau. Ainsi une eau plus transparente laissera passer plus de lumière à des profondeurs plus grandes mais sera aussi moins chargée en nutriments.

Bruno Mayot arc en ciel memphrémagog pêche blanche

Les pointes, quant à elles, sont généralement plus accidentées avec un dénivelé plus abrupt et un fond plus rocailleux. Cependant, elles peuvent aussi effectuer une avancée peu profonde dans le plan d’eau, créant ainsi un plateau bombé avec accumulation de nutriments et possibilité de présence de plantes aquatiques.

Dans le plan d’eau que l’on veut exploiter, il est important de connaître la limite physique des plantes aquatiques car elles offrent abri et nourriture aux poissons proies et, très souvent, la plupart des espèces de poisson prédateurs se trouveront en embuscade à la limite physique des plantes aquatiques en attente d’une proie potentielle qui aurait la mauvaise idée de s’aventurer en dehors de cette « forêt » protectrice et nourricière.

Un autre point intéressant qu’il ne faut pas négliger est la présence d’un affluent au plan d’eau. L’embouchure d’un affluent coulant en direction du plan d’eau est souvent un « point chaud » (endroit stratégique) pour la pêche hivernale car celui-ci va amener nourriture et, en hiver, une eau souvent plus chaude vers le plan d’eau. C’est donc souvent une zone de pêche fortement productive où il y a une bonne concentration de poissons actifs qui sont en quête de nourriture.

Le schéma suivant présente de façon synthétique une coupe horizontale typique que l’on retrouve dans la majorité des plans d’eau.

Coupe horizontale - Pêche glace

Au niveau vertical, on retrouve également deux types de structure : les plateaux et les tombants. Les tombants forment une pente abrupte avec des cavités et aspérités qui peuvent servir d’abri pour les proies ou de zone d’embuscade pour les prédateurs. Lorsque les nutriments sont poussées depuis le plateau vers le tombant, ceux-ci ne peuvent se déposer sur le fond car la pente est souvent trop abrupte. Les nutriments se retrouvent alors en suspension et attirent nombreuses espèces de poissons qui s’en nourrissent. Bien sûr, s’il y a concentration de nutriments, il y concentration de poissons qui s’en nourrissent et forcement, cela attirent les prédateurs qui se nourrissent de ces poissons appâts.

Les plateaux, quant à eux, sont des zones plutôt planes où les nutriments et sédiments peuvent se déposer et s’accumuler. Ce sont donc des zones riches en biodiversité avec des nombreuses espèces aquatiques qui offrent aux poissons abri et nourriture. Sur les plateaux, on retrouve souvent la ligne de démarcation de plantes aquatiques. Il est très important de l’identifier car c’est une zone de concentration qui sera très productive à la pêche sur la glace. Comme expliqué plus haut, cette ligne est une zone d’embuscade pour les prédateurs qui attendent les proies qui oseraient s’aventurer au-delà de la limite d’abri qu’offrent les plantes aquatiques.

Le schéma suivant présente de façon synthétique une coupe verticale typique que l’on retrouve dans la majorité des plans d’eau.

Coupe verticale - Pêche glace

En recoupant les informations de ces deux schémas, vous aurez alors une bonne vision en 3 dimensions des structures et vous pourrez alors comprendre comment les aborder pour améliorer vos résultats de pêche hivernale.

Bonne pêche à tous et soyez prudent sur la glace !!!

Bruno Mayot Peche blanche Ouananiche

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

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Le plastique, c’est pratique!

En tant que monteurs de mouches, il nous arrive très souvent d’acheter du matériel de montage qui ne nous sera pas nécessaire, et qui traînera sûrement dans le fond de nos tiroirs. Les nouveaux produits qui sortent chaque jour nous poussent encore plus à entrer dans cet élan de surconsommation. Malgré le fait que certains matériaux soient irremplaçables, on peut changer nos habitudes en utilisant des matériaux non-conventionnels, tels que les objets de la vie courante.

-Les sac d’emballages

Chercher un peu dans votre bac à recyclage, et vous trouverez sans aucun doute différents emballages de plastique de toutes tailles. Ces simples morceaux de plastique rajouteront une touche de vie à vos créations.

La carapace de cette gammare est faite avec un morceau de plastique utilisé pour relier les paquets de boissons gazeuses (merci à Louis Marc Plante pour l’idée)

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Les ailes de cette fourmi ont été découpées dans un sac d’épicerie

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Les ailes de cette Royal Coachman sortent d’un simple morceau de plastique!

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-Le fil de pêche

Eh oui, le fil de pêche ne sert pas qu’à faire vos bas de ligne! Vous pourrez l’utiliser pour faire les yeux et les pattes de vos mouches. Vous n’avez qu’à varier le diamètre de votre fil pour faire de plus grosses pattes, ou de plus gros yeux.

Le sac d’œuf et les yeux de ce Sedge ont été confectionnés en
brûlant du fil de nylon

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Juste le fait d’ajouter des yeux pourrait faire la différence sur des poissons méfiants. Ici une Elk Air Caddis.

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Les yeux, les pattes et les cerques de cette nymphe d’éphémère ont été formés à partir de fil à pêche.

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-Les élastiques (merci à Richard Marcotte pour l’idée)

Parfait pour faire le corps des larves de trichoptère et tout autres insectes vermiformes, les élastiques sont des matériaux à portée de main qui donnent naissance à des imitations réalistes.

Le corps de cette larve de trichoptère est en fait un élastique enroulé, peint et verni.

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Ce Caddis Pupa possède un corps en élastique translucide verni.

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Une mouche total récup’! Ce spent possède des pattes, des yeux et des cerques en fil de nylon, des ailes découpées dans du plastique d’emballage et un corps un élastique enroulé, peint et verni.

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Jeter donc un œil dans votre bac à recyclage, vous y trouverez des matériaux intéressants, qui ne coûtent rien!

Évan

La malédiction enfin rompue!!

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C’est par ce froid lundi 29 décembre que s’est terminée ma saison de pêche 2014 en eau libre en compagnie de Bruno Mayot sur le lac Memphrémagog. Direction la descente de Vale Perkins pour être à l’abri des vents de l’Ouest. La matinée sur le lac a commencé extrêmement lentement. Après une petite touche ratée, les attaques se sont faites rares pour un bon deux heures. Je peux vous confirmer que deux heures à avoir froid sans action pour nous réchauffer c’est difficile sur le moral. Bruno cherchait le poisson et la bonne couleur qui les réveillerait.

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Après quelques tests de leurres différents on a enfin commencé à avoir des touches de petites ouananiches qui se réveillaient. Rien de très gros mais quand même mieux que rien. L’après-midi se passa beaucoup mieux! Bien que les 3 chaloupes que nous avions croisées sur le lac avaient abandonné et rentraient bredouilles, on a décidé de pousser un peu notre chance pour finalement faire une belle pêche : un total de 15 petites ouananiches, remises à l’eau, entre 39 a 42 cm sont venus attaquer nos leurres.

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Ceux qui suivent mon blog depuis plusieurs mois avaient peut-être lu mon billet sur ma malédiction … un but que je m’étais fixé soit de prendre une truite brune dans mon année … ce but qui m’échappait à tous les coups et bien cette malédiction fut enfin rompue grâce au travail ardu de Bruno. Il a travaillé très fort pour trouver des structures propices à la capture de truite brune quand finalement j’ai eu une belle attaque d’une belle truite brune qui fut graciée après ce magnifique combat.

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La noirceur commençant à tomber, nous avons décidé de rentrer au port tranquillement en espérant attraper un autre poisson digne de ce nom avant la fin de la journée. Cette fois-ci ce fut le tour de Bruno d’avoir un peu d’action une belle ouananiche de 3-4 livres est venue attaquer son leurre quelques minutes à peine avant la fin de la journée … le poisson de la dernière chance comme on l’a surnommé!

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Donc pour une journée difficile 16 ouananiches au bateau et une brune sans compter les quelques poisons échappés je dois dire que les connaissances de Bruno ont encore fait toute une différence si on se comparait aux quelques personnes rentrées bredouilles. La prochaine sortie, si Dame nature le veut bien, ce fera sur la glace.

Le petit gaspésien

Alex Anglehart Lantin - bar rayé gaspésie
Bonjour chers amis pêcheurs, je me nomme Alex et j’ai 16 ans. Étant mordu de la pêche depuis l’âge de 5 ans, j’ai enfin la chance de vous partager mes aventures et mes connaissances. Habitant la Gaspésie j’ai la chance à chaque année de taquiner le bar rayé. J’en ai même plus d’une centaine à mon actif cette saison. Je fais beaucoup de pêche en eau salée mais malgré tout, chaque jour je suis sur le bord d’une rivière ou bien d’un ruisseau pour tenter ma chance avec la mouchetée. Bref, je pêche à peu près tout ce qui peut me procurer une touche et un combat mémorable. Vous en apprendrez d’avantage sur moi et sur mes aventures dans mes publications.
Alex Anglehart Lantin - bar rayé gaspésie

C’est en écoutant des émissions portant sur la pêche du bar rayé, qui se passait à Cape Cod, aux États-Unis, que j’ai attrapé la piqureLorsque j’ai appris l’an passé l’ouverture d’une saison de pêche au bar rayé dans mon petit coin de pays qui est la Gaspésie,j’ai sorti mon spinning rod et je suis parti m’amuser sur la plage en avant de chez moi.

Alex Anglehart Lantin - bar rayé gaspésie

Quelques lancers avec un jig et aucunes morsures…Plutôt découragé, je change pour un crankbait couleur mackerel. Au premier lancé, une touche mais un mauvais ferrage. Un autre lancer et c’est là que le plaisir s’installe: je suis en plein combat avec mon premier bar!

Alex Anglehart Lantin - bar rayé gaspésie

C’est ce qui a fait en sorte que je suis maintenant un adepte de la pêche au bar. Cette année était ma deuxième saison de pêche de ce monstre argenté. C’est après avoir appris la technique du bucktail jigs et du long casting que mes résultats sont devenus fulgurantsCette année j’ai combattu plus d’une centaine de bars, sans oublier quelques-uns qui ont su être plus futé que moi et qui ont parvenu à se décrocher. Après plusieurs prises, j’ai eu l’idée sortir ma canne à mouche, car je voulais des combats encore plus palpitants, j’ai réussi à capturer de belles prise sur des « deceivers » et des « clouser minnows » de couleur chartreuse.

truite mouchetée gaspésie

Une chose est sûre, si vous voulez vous amuser c’est en Gaspésie que ça se passe. Les bars et les saumons il n’y a rien de mieux!

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