Nouveau plan de gestion du doré 2016-2026

Voici le nouveau plan de gestion du doré mit en place et publier dans les derniers jours.

Nouveautés

    • Remplacement de la limite de taille minimum de 32 cm par une gamme exploitée de 37 à 53 cm, avec la possibilité de conserver un doré de plus de 53 cm pour les zones de pêche 16, 17 et 22;
    • remplacement de la limite de taille minimum de 32 cm par une gamme exploitée de 32 à 47 cm pour la zone de pêche 13;
    • interdiction de pêcher le doré à l’arc, à l’arbalète et au harpon en nageant;
    • élimination d’exceptions, dont le réservoir Gouin (passe de la taille minimum de 32 cm à la gamme exploitée de 32 à 47 cm);
    • augmentation de la durée du plan de gestion afin de tendre vers un standard de 10 ans pour l’ensemble des plans de gestion en faune aquatique;
    • adoption d’un cadre de gestion des ensemencements de doré;obligation de transporter tous les dorés entiers, entiers et éviscérés ou en filet coupé en portefeuille là où une limite de taille est applicable.
    • obligation de transporter tous les dorés entiers, entiers et éviscérés ou en filet coupé en portefeuille là où une limite de taille est applicable.

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http://mffp.gouv.qc.ca/faune/peche/plan-gestion-dore-2016-26.jsp

Steelhead, pêcher les tributaires du lac Ontario!

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Bonjour à vous tous, si vous êtes intrigués, obnubilés, ou rêvez de la truite arc-en-ciel de souche steelhead, ce petit article va certainement vous intéresser! C’est bien humblement, mais avec verve, que nous partageons avec vous les informations que nous avons récoltées lors de notre séjour au Fly fishing show à Somerset, au New Jersey, à la fin du mois de janvier dernier. Les séminaires ont été présentés par M. Gary Edwards, guide sur la Salmon river, dans l’état de New York. Cependant, les informations indiquées dans cet article peuvent très bien s’appliquer à l’ensemble des tributaires du lac Ontario si on se fie au programme de gestion de la population de saumons, steelhead et dorés que gère cet État.

Saviez-vous que nous devions aux Américains l’introduction de cette espèce dans les Grands Lacs? Ils ont un programme très structuré d’ensemencement et de soutien des espèces sportives. En fait, durant la période de fraie, ils prélèvent directement de la Salmon river (État de New-York, USA) plusieurs individus mâles et femelles pour faire éclore, en bassin, plus de 2 à 3 millions d’individus. De plus, afin que tous les tributaires des Grand Lacs puissent profiter de cette générosité, ils relâchent directement dans le lac Ontario, les alevins avant qu’ils n’aient eu le temps de s’imprégner de l’odeur de la rivière qui alimente les bassins d’élevage.

Selon M. Edwards, la torpille argentée peut être retrouvée toute l’année dans les affluents des Grands Lacs. Par contre, la taille et la maturité des individus variera grandement selon la saison.

L’automne et le printemps sont les meilleures saisons si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour la capture d’un trophée. Mais pourquoi l’automne nous direz-vous? Ce n’est pourtant pas la période de fraie pour ce poisson! Vous avez bien raison. C’est la fraie de ses lointains cousins, les saumons, qui pousse bon nombre de Steelhead à quitter le confort et la sécurité que leur procurent les Grands Lacs. Comme pour la majorité des poissons d’intérêt pour la pêche sportive,  le refroidissement des cours d’eau est synonyme d’un pic d’activité pour cette espèce. L’instinct les pousse à se préparer pour les rigueurs de l’hiver. Comparativement à d’autres espèces de prédateur, notre bolide argenté ne cherche pas particulièrement à profiter de la migration des juvéniles pour se constituer des réserves. Non, ce sont les hormones issues du ballet amoureux des saumons qui l’hypnotisent et l’ensorcèlent. Elle pourrait saisir la présentation bien exécutée d’un streamer, mais ce qui tient l’ensemble de ses sens en éveil est l’odeur enivrante du caviar de saumon qui s’éparpille au gré des courants sur le lit des rivières. En fait, mue par sa gloutonnerie légendaire, c’est l’appel de cette friandise qui lui a fait quitter les Grands Lacs et rien d’autre! Pour la steelhead, une frayère à saumon constitue le nec plus ultra des eldorados!

Saison automnale

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Chute de la Salmon river

C’est pour cette raison qu’en automne la boite à mouche d’un « steelhead bum » aura davantage des airs de magasin de bonbons avec ses imitations d’œufs de toutes les couleurs. L’approche, elle, devra être délicate, stratégique et respectueuse puisque les secteurs où vous trouverez la steelhead seront aussi envahis de saumons. Donc, voici quelques conseils pour ne pas interrompre le ballet nuptial de ces magnifiques saumons :

  • L’observation d’un ballet aquatique s’avère une véritable aubaine parce qu’il risque effectivement d’y avoir une ou plusieurs steelhead en retrait;
  • Il est donc recommandé d’exécuter un lancer un peu plus haut et en amont des tourtereaux;
  • Laisser à la mouche le temps d’exécuter une dérive jusqu’à ce qu’elle soit rendue en aval du couple (derrière);
  • C’est à ce moment que vous exécutez quelques petites strips pour ramener votre imitation d’œuf juste derrière les saumons que vous venez courtoisement d’éviter. Rester en alerte, parce que l’attaque tant désirée pourrait se produire bien plus rapidement que vous le pensez!

Exemple de mouche automnale

Pour faciliter et rendre plus agréable votre expérience de pêche durant cette période de l’année, M. Edward ajoute également les recommandations suivantes :

  • Préférez les débuts de semaine (du lundi au mercredi) pour éviter la cohue;
  • Oubliez les sorties durant un congé férié;
  • Se lever tôt;
  • Amenez un repas pour manger sur place et vous reposer durant la période la plus achalandée. La majorité des gens quittent lorsque l’heure du souper se présente.

De plus, M. Edwards souligne que la steelhead ne serait pas un poisson qui aurait tendance à se déplacer sous la glace, ainsi la montaison automnale prend fin avec la prise des glaces. Les individus qui ne seront pas redescendus s’installeront paisiblement dans les fosses de la rivière pour économiser au maximum leur énergie.

Saison hivernale

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Celle-ci peut aussi être une très bonne occasion pour chasser ce magnifique poisson. À ce moment, il vous sera important de retenir l’information suivante : les individus en phase active sont les plus susceptibles d’être preneur, s’installeront en tête ou à la fin de la fosse. Donc, dans un souci de respect et de conservation, il est préférable de ne pas cibler les individus que vous pourriez voir en plein centre d’une fosse. Ceux-ci sont en position de repos et de récupération, donc plus sensibles et vulnérables au stress que pourrait leur causer un ciblage de votre part. Bien qu’il puisse y avoir des périodes d’intense activité, vous devrez tenter de faire passer votre offrande le plus proche possible de votre cible. C’est là que les techniques de tchèque nymphing deviennent de véritables atouts à votre arsenal de pêche.

Rappelez-vous qu’à cette période de l’année, elles doivent faire une économie maximale de leur énergie. La nourriture est plus rare et elles n’ont aucun intérêt à dépenser plus d’énergie que ce que leur proie pourra leur apporter. Durant l’hiver, le guide recommande d’abord l’usage de petites nymphes noires, d’une taille entre 16 et 20. En fait, selon lui, lorsque la température se situe entre -5 et 0 C, vous pourriez être témoin d’une émergence peu commune. Imaginez comment cela peut être dépaysant de voir une nuée de petits trichoptères sur le tapis blanc pur de dame nature! Cela doit être toute qu’une expérience!

Bien qu’il soit recommandé de commencer avec vos petites nymphes, ne vous y limitez pas. Vous connaissez l’expression : l’occasion fait le larron! La période d’abondance où notre amie s’empiffrait de caviar de saumon n’est pas encore très lointaine. Il y a donc encore de bonnes chances pour vous d’éveiller sa gloutonnerie à l’aide d’imitation d’œuf. Finalement, l’usage d’un streamer peut aussi être très productif. Si votre présentation est adéquate, vous avez toutes les chances d’éveiller leur instinct opportuniste. Tout au long de la saison froide, gardez en tête l’équation suivante : le moins d’effort possible pour un maximum de protéines!

Saison printanière

Fin février, début mars, la fonte des glaces annonce l’amorce de la seconde montaison. Le réchauffement progressif des cours d’eau fouette les sangs de la steelhead et lui rappelle qu’il est maintenant temps pour elle de procréer. Il est intéressant de savoir qu’à la différence de ses lointains cousins les saumons, la steelhead ne cesse point de s’alimenter pendant la fraie. Bien au contraire, sans avoir comme principale préoccupation la reconstruction de ses forces, son légendaire sens de l’opportunisme la précède en tout temps. C’est une bonne saison pour tenter une pêche avec une souris. À ce moment, il est recommandé de déposer votre offrande le long de la berge pour imiter la chute à l’eau d’un petit rongeur. La souris peut être travaillée principalement de deux façons :

  • Dans les portions calmes du cours d’eau, travaillez-la en surface. Imitez sa nage dans une tentative de rejoindre une roche à proximité ou l’autre berge;
  • À la sortie d’un rapide, travaillez-la avec une approche de type noyée. Assurez-vous d’avoir une dérive morte (drag free). Vous imiterez ainsi une noyade en amont;
  • Attachez bien votre tuque, si vous êtes suffisamment convainquant, les attaques peuvent être violentes!

La pêche en streamer reprend aussi du poil de la bête avec l’arrivée du printemps. Si vous êtes chanceux, le secteur que vous visiterez sera peut-être en pleine éclosion d’œufs de saumon. Une nouvelle occasion pour notre éclair argenté préféré de passer au comptoir à bonbon! Devant un tel festin, votre Graal sera indubitablement une imitation d’alevin présentant encore son petit sac ventral. Variez les techniques et les approches : dérives, strips, poses et changement de vitesse.

Conseils supplémentaires

Face à une journée difficile, prenez le temps d’observer votre environnement. Vous êtes au printemps, la vie reprend ses droits. Il y a certainement quelque part, une petite gâterie susceptible d’aiguiser l’appétit du poisson que vous convoitez tant. Ne vous limitez pas dans vos tactiques de pêche. Quelque part sur les berges ou au fond de la rivière, il y a certainement une midge, une nymphe, une larve, un poisson-appât ou une souris. C’est le temps parfait pour essayer cette mouche que vous n’avez jamais touché depuis 5 ans au fond de votre boite.

Si c’est votre première fois et que vous avez la chance de prendre plus qu’un individu, prenez le temps d’observer et de comparer leur robe. Vous pourrez noter d’importantes variations dans leurs coloris : dos sombre avec ligne latérale empreinte d’une couleur rosée à la limite du rouge pour le résidant et une couleur vif-argent  pour les nouveaux arrivants. Voici un exemple de la progression en photos:

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La période de la fraie se termine, fin avril, début mai, et c’est ainsi, lorsque l’eau atteint 60 degrés F, que les individus matures quittent les rivières pour retourner vers le confort serein du lac Ontario. Dans ces conditions, si cette espèce continue à vous appeler, nous vous conseillons de viser ces grandes étendues d’eau plutôt que les cours d’eau pour la poursuivre.

Conclusion

Merci d’avoir pris quelques minutes pour lire notre article. Nous espérons qu’il vous a plu. Nous tenons à remercier Bruno Mayot alias Lomechuse (guide de pêche aux salmonidés), pour sa collaboration, c’est-à-dire, la révision de nos écrits et sa générosité pour nous avoir fourni les photos et à Tommy Corriveau, fondateur de l’équipe de Fishingshack, pour la publication et la diffusion de l’article.

Amélie Caron et Vincent Delisle

L’équipe de Speyrit

speyrit.com

speyrit@gmail.com

Pêche en ruisseau – Estrie

Bonjour tout le monde pour ma derniere journée de la saison au salmonidées j’ai décider de me gater avec une pêche que j’affectionne particulierement c’est a dire la pêche en ruisseau ! armé de ma petite moucheuse Fenwick #4 je vous partage donc mon petit video.

Le bar rayé a la mouche

Le bar rayé (Morone saxatilis) est une espèce anadrome indigène du Québec qui avait complètement disparue  principalement à cause de la surpêche et de la pollution du fleuve St-Laurent. En 2002, les premiers ensemencements de bar rayé ont lieu au Québec avec comme objectif de réintroduire cette espèce de poisson sportif dans le fleuve Saint Laurent. Son espérance de vie étant de plus de 20 ans, il peut atteindre des tailles exceptionnelles dépassant, à quelques occasions, les 40 livres. Avant sa disparition , il offrait une alternative de pêche intéressante au pêcheurs du fleuve St-Laurent. Suite au franc succès de la campagne de réintroduction, le gouvernement autorise la reprise de la pêche sportive à cette espèce dans certains secteurs de la Gaspésie.

  

Lucifuge, cette espèce se pêche souvent le soir, de nuit ou à l’aube et en eau turbide mais il demeure actif toute la journée. Le bar se nourrit principalement d’anguille, de lançons et de petits crustacés que l’on retrouve le long des berges. Sa zone d’alimentation proche du bord de l’eau en fait un poisson très accessible à pêcher a la mouche.

  

En Gaspésie, les règlements concernant la pêche au bar sont stricts et clairs. Le pêcheur peut utiliser des hamecons de n’importe quel grosseur. Cependant, à l’embouchure des ponts de la route 132 une règle stipule que les hamecons doivent etre #6 ou plus petits afin de protéger les saumons qui sont en constante migration dans ces rivières.(voir reglements)

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Ce poisson pouvant atteindre un poids plus que respectable, je conseille une canne à moucher avec soie 6wt au minimum. Pour ma part j’utilise une 8wt de 9 pied avec un bas de ligne de 7 pied en fluorocarbone de 20 livres. Pour s’adapter à l’alimentation du bar, les mouches utilisés le plus souvent sont des “clousers minnow”, des“deceivers” ainsi que tout autre montage imitant poissons appâts ou anguilles. Je recommande d’avoir dans sa boite à mouches plusieurs couleurs pour chaque modèle question de bien s’adapter à la turbidité de l’eau ainsi qu’à la perception des couleurs selon la profondeur d’eau. Le secret pour pêcher le bar réside dans la vitesse de récupération pour réveiller l’instinct prédateur de cette torpille aquatique.

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En guise de conclusion je vous lance l’invitation à venir pêcher ce superbe poisson combatif en Gaspésie. Si vous avez des questions à ce sujet, que ce soit pour vous joindre à moi durant une journée de pêche ou pour toute autre demande d’information, je vous invite à me contacter via facebook.

Alex anglehart lantin

Fluorocarbonne vs Monofilament

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Lors de la sélection du bon fil dans les magasins il est difficile de voir la différence entre le monofilament et le fluorocarbone à part le prix prohibitif du fluorocarbone. Voici donc un tableau comparatif pour tous ceux qui ne connaissent pas les différences entre ces deux types de fil. En espérant que cet article vous permettra un choix éclairé lors de votre prochaine sélection de fil.

Poids
 Fluorocarbone  Le fluorocarbonne avec la même masse au poids de l’eau ou supérieur coule plus rapidement ce qui aide les leurres léger à atteindre les profondeurs plus rapidement.
 Monofilament  Le monofilament possède une masse de fil inférieure au poids de l’eau ce qui permet au fil de rester en suspension dans l’eau. Le monofilament est donc excellent pour l’utilisation de leurres de surface.

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Visibilité
 Fluorocarbone  Un fluorocarbone de bonne qualité sera extrêmement clair. C’est une fil plein (juste de la matière, pas d’air) qui aura la même densité que l’eau ce qui a pour effet de le faire complètement disparaitre sous l’eau claire étant donnée que les rayons du soleil vont passer au travers à la même intensité que l’eau qui l’entoure. Cependant, ces propriétés lui donnent une mémoire plus importante qui peut engendrer des emmêlements et des perruques de fil lorsqu’il est embobiné sur un moulinet.
 Monofilament  Le monofilament, pour sa part, est un fil creux (présence d’air à l’intérieur du fil), de densité plus faible que l’eau. Ainsi, il reflètera les rayons du soleil cependant ce fil vient dans une variété de couleurs qui peuvent être utilisée pour le camoufler dans des eaux teintées ou sales. Ses propriétés lui permettent d’être moins susceptible à l’emmêlement sur une bobine de moulinet.

 

Force
 Fluorocarbone  Le fluorocarbone ne possède pas la même élasticité que le monofilament ce qui a pour effet d’avoir plus de sensibilité aux touches ou même au ferrage. Il est aussi en général plus résistant à l’abrasion que le monofilament. De plus le fluorocarbone est résistant aux rayons du soleil il aura donc, en général, une durée de vie plus longue.
 Monofilament  Le monofilament, étant beaucoup plus extensible, il absorbe mieux les coups secs des grosses attaques de prédateurs.

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Prix
 Fluorocarbone  Le gros point faible d’un bon fil de fluorocarbone est sans aucun doute son prix élevé. À la fin de l’article, je vais vous donner un truc pour économiser tout en bénéficiant des bons côté du fluorocarbone.
 Monofilament  Le monofilament pour sa part a été utilisé par des générations de pêcheurs et les compagnies ont perfectionné les méthodes de confection de ce fil depuis des années ce qui fait que son prix est extrêmement bas et souvent attractif.

Ainsi, les deux types de fil ont des avantages et des inconvénients dont il faut tenir compte en fonction du type de pêche que vous comptez pratiquer. En résumé et en général :

– Le fluorocarbone est un fil plein, qui coule, qui est invisible dans l’eau mais qui est aussi plus résistant et donc moins extensible pour le même diamètre.

– Le monofilament est un fil creux, qui offre une excellente flottabilité mais qui est moins résistant et plus extensible pour le même diamètre.

Pour ma part je suis un amateur d’un montage bien simple et traditionnel, je remplis mon moulinet avec du fil tressé comme ligne principale à laquelle je lie un bas de ligne en fluorocarbone de moindre résistance. Le fil tressé ne possède aucune mémoire ce qui évite les perruques de fil lors de son utilisation. De plus, il est très résistant et ne possède aucune élasticité, on est donc en contact direct avec son leurre ce qui permet de mieux sentir les touches fines et d’augmenter les chances d’un bon ferrage.

Mes bas de lignes de fluorocarbone varient en longueur, mais je recommande au moins 36 pouces. L’ajout d’un bas de ligne en fluorocarbone permet d’offrir la subtilité que le fil tressé ne permet pas en plus de me faire économiser sur la bobine de fluorocarbone. Le même montage peut-être fait avec du monofilament pour remplacer le fil tressé ce qui réduit les couts pour remplir le moulinet.

Au final, à cause de son coût élevé, je recommande le fluorocarbone uniquement pour faire des bas de ligne. Un bon fluorocarbone résistera aux abrasions tout en offrant une subtilité inégalée.

Comme le monofilament se vend à prix beaucoup plus raisonnable et qu’il possède moins de mémoire que le fluorocarbone, il me servira de fil général pour remplir la bobine du moulinet.

Pour lier le bas de ligne à la ligne principale j’utilise personnellement l’Albright Knot.

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Des techniques un peu salée

Lorsque l’on pêche en eau salée, il est important de bien choisir nos leurres!

Les leurres souples :

Une technique passionnante autorisant l’utilisation d’un grand nombre de modèles permettant de s’adapter à de très nombreuses situations. Parmi les leurres souples, différentes familles sont reconnaissables.

Les « Shad » possédant une caudale ronde, ovale ou arrondie, ils émettent de fortes vibrations de basses fréquences.

Les « Fin-s », contrairement aux « Shad », provoquent des vibrations “Finess” proche de la moyenne à haute fréquence adaptée aux eaux moyennement profondes (25 mètres Max). Ils sont parfaits par mer calme ou face à des poissons lunatiques sur des zones à forte fréquentation de pêcheurs.

Les ‘Slugs & Worms softbait » droit à la caudale épaisse ou fine provoquent différents niveaux de fréquences vibratoires. Ils sont parfait pour une utilisation en milieu riche en anguillons dont les prédateurs se nourrissent mais ils sont également redoutables dans les milieux ou la petite anguille n’est pas représentée de par leur nage en S fluide et agressive, particulièrement efficace sur les épaves !

Le choix des têtes plombées est une étape importante définie par la profondeur, le type de comportement alimentaire des prédateurs, ainsi que l’action de la canne utilisée. Il y a plusieurs imitation de nage que l’on peut imiter seulement en variant la vitesse des mouvement du moulinet et du poignet.

Les « crankbaits » :

Ces leurres ont été conçus pour « pêcher tout seul », un peu comme une cuillère tournante. On lance et on ramène en se contentant de faire varier le rythme de récupération, ils font le reste :

– Ils descendent et se maintiennent à la profondeur pour laquelle ils ont été conçus.

– Leur nage serrée provoque de nombreux reflets qui attirent l’attention du prédateur.

– Les oscillations puissantes du corps déplacent beaucoup d’eau et les vibrations qui en résultent déclenchent un réflexe d’agressivité.

Les « bucktail jigs » :

Le gabarit de « bucktails jigs » existant est sans conteste l’un des leurres artificiels les plus productifs jamais conçu. J’ai personnellement beaucoup de poissons capturés sur des « bucktails » et j’amène toujours avec moi une gamme de couleurs différentes, selon les tailles et les profils. Il suffit seulement de s’amuser à lui donner des mouvements verticaux.

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Reconnaissance et exploitation stratégique des structures aquatiques

La pêche blanche est un loisir fantastique qui peut être pratiqué par tous les pêcheurs !!! Elle permet de pêcher des zones inaccessibles pour les pêcheurs à gué sans embarcation. Son unique point faible : c’est une pêche statique ! En effet, en embarcation ou à gué, on peut se déplacer assez rapidement pour essayer différentes zones prometteuses en peu de temps. En d’autres termes, ces pêches sont dynamiques car elles permettent d’aller vers le poisson ou d’aller à la rencontre du poisson. Tandis qu’à la pêche sur la glace, c’est le poisson qui doit venir à nous !!

Alors, pour remédier à ce dilemme, il existe une solution !! Choisir vos zones de pêche en fonction des informations théoriques qui sont mises à votre disposition : habitat hivernal préférentiel de l’espèce ciblée, biologie de l’espèce ciblée, type de nourriture hivernale, mode de prédation, structures et substrats (type de fond) préférentiels, etc…Toutes ces informations vont vous permettre de faire des liens et des recoupements avec les structures aquatiques existantes pour exploiter adéquatement des zones de pêche potentielles.

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Je vais tenter, ici, de schématiser les types de structures existantes tant au niveau vertical qu’au niveau horizontal et de synthétiser les principales connaissances qui vous seront utiles pour placer votre équipement de façon adéquate sur des points stratégiques.

Au niveau horizontal, on retrouve principalement 2 types de structures : les baies et les pointes. Généralement, les baies forment un plateau incurvé en pente faible et elles ont un fond plutôt sableux ou vaseux car ce sont souvent des zones d’accumulation de sédiments. Dans les baies, on retrouve aussi souvent des plantes aquatiques car elles offrent aux plantes tout ce dont elles ont besoin : lumière et nourriture (nutriments). Comme ces plantes ont besoin de nutriments et de lumière pour pouvoir se développer leur limite physique varie, dans chaque plan d’eau, en fonction du type de fond et de la transparence de l’eau. Ainsi une eau plus transparente laissera passer plus de lumière à des profondeurs plus grandes mais sera aussi moins chargée en nutriments.

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Les pointes, quant à elles, sont généralement plus accidentées avec un dénivelé plus abrupt et un fond plus rocailleux. Cependant, elles peuvent aussi effectuer une avancée peu profonde dans le plan d’eau, créant ainsi un plateau bombé avec accumulation de nutriments et possibilité de présence de plantes aquatiques.

Dans le plan d’eau que l’on veut exploiter, il est important de connaître la limite physique des plantes aquatiques car elles offrent abri et nourriture aux poissons proies et, très souvent, la plupart des espèces de poisson prédateurs se trouveront en embuscade à la limite physique des plantes aquatiques en attente d’une proie potentielle qui aurait la mauvaise idée de s’aventurer en dehors de cette « forêt » protectrice et nourricière.

Un autre point intéressant qu’il ne faut pas négliger est la présence d’un affluent au plan d’eau. L’embouchure d’un affluent coulant en direction du plan d’eau est souvent un « point chaud » (endroit stratégique) pour la pêche hivernale car celui-ci va amener nourriture et, en hiver, une eau souvent plus chaude vers le plan d’eau. C’est donc souvent une zone de pêche fortement productive où il y a une bonne concentration de poissons actifs qui sont en quête de nourriture.

Le schéma suivant présente de façon synthétique une coupe horizontale typique que l’on retrouve dans la majorité des plans d’eau.

Coupe horizontale - Pêche glace

Au niveau vertical, on retrouve également deux types de structure : les plateaux et les tombants. Les tombants forment une pente abrupte avec des cavités et aspérités qui peuvent servir d’abri pour les proies ou de zone d’embuscade pour les prédateurs. Lorsque les nutriments sont poussées depuis le plateau vers le tombant, ceux-ci ne peuvent se déposer sur le fond car la pente est souvent trop abrupte. Les nutriments se retrouvent alors en suspension et attirent nombreuses espèces de poissons qui s’en nourrissent. Bien sûr, s’il y a concentration de nutriments, il y concentration de poissons qui s’en nourrissent et forcement, cela attirent les prédateurs qui se nourrissent de ces poissons appâts.

Les plateaux, quant à eux, sont des zones plutôt planes où les nutriments et sédiments peuvent se déposer et s’accumuler. Ce sont donc des zones riches en biodiversité avec des nombreuses espèces aquatiques qui offrent aux poissons abri et nourriture. Sur les plateaux, on retrouve souvent la ligne de démarcation de plantes aquatiques. Il est très important de l’identifier car c’est une zone de concentration qui sera très productive à la pêche sur la glace. Comme expliqué plus haut, cette ligne est une zone d’embuscade pour les prédateurs qui attendent les proies qui oseraient s’aventurer au-delà de la limite d’abri qu’offrent les plantes aquatiques.

Le schéma suivant présente de façon synthétique une coupe verticale typique que l’on retrouve dans la majorité des plans d’eau.

Coupe verticale - Pêche glace

En recoupant les informations de ces deux schémas, vous aurez alors une bonne vision en 3 dimensions des structures et vous pourrez alors comprendre comment les aborder pour améliorer vos résultats de pêche hivernale.

Bonne pêche à tous et soyez prudent sur la glace !!!

Bruno Mayot Peche blanche Ouananiche

Bruno Mayot

Lomechuse guide de pêche aux salmonidés

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