Première sortie en eau libre

C’est par un samedi froid et neigeux de la fin du mois de mars que ma première sortie de pêche en eau libre de l’année s’est passée. Avec notre hiver qui s’étire, je commençais à avoir plus que hâte. Après avoir graissé mon moulinet 2 fois et classer mes coffres à pêche plus de 10 fois, j’ai enfin trouvé des gens aussi crinqués que moi prêts à se geler les doigts et à pêcher dans le petit coin dégelé de la rivière Saint-François, au centre-ville. Mes amis Karl et Étienne sont venus à Sherbrooke en quête de gros poissons du mois de mars. Moi, pour ma part, je les attendais avec mon sac à dos plein de leurres et ma canne à pêche en main.

peche-glace

La rivière était belle. Les roches formaient de superbes structures et une belle petite neige tombait sur nos têtes … bref tout était là pour une belle sortie de pêche. Malheureusement, les poissons n’étaient pas de cet avis. Après avoir essayé plusieurs leurres dans différents endroits dégelés et accessibles pour nous, nous nous sommes rendu compte que les premiers poissons de l’année seraient absents pour cette première sortie.

 

Merci à Karl et à Étienne de m’avoir accompagné dans mon trip de fou et j’espère que ce n’est que partie remise pour les gros poissons.

 

 

L’esturgeon, poisson préhistorique

Une pêche que j’aime beaucoup et que j’ai découverte il y a deux ans est la pêche à l’esturgeon. J’ai été surpris de voir quelle taille pouvait atteindre ces bêtes dans les belles rivières du Québec comme, par exemple, la rivière Saint-François. Il y a quelques années, je pensais que ce type poisson se retrouvait seulement dans le fleuve, mais j’ai eu la chance d’en capturer jusqu’à Windsor, dans la rivière Saint-François. Je ne serais même pas surpris qu’il y en ait encore plus haut.

La pêche à l’esturgeon est un peu plus passive que la pêche à l’achigan ou au salmonidé, mais je peux vous garantir que cela fait notre journée quand nous attrapons un beau spécimen. Même si c’est une pêche que j’aime, je ne pousserai jamais assez fort pour promouvoir le « no kill » de l’esturgeon. Bien que l’état de cette espèce s’améliore depuis quelque temps, la pression de la pêche commerciale des années passées a fait extrêmement mal à ce noble poisson.

Tous les pêcheurs d’esturgeon ont leur méthode miracle. Ce qui fonctionne le mieux pour moi est sans aucun doute une bonne chique de vers. Le montage que j’utilise est bien simple : harnais à doré de type « Pickerel » (voir image en bas) sur lequel je monte 2 beaux gros vers et un plomb en cloche au bout. On monte ça,  on lance et on attend … Nous pêchons l’esturgeon jour et nuit, mais à mon avis, les plus belles pêches se passent très tôt le matin, au lever du soleil, ou le soir, à son coucher.

montage pickerel

montage-pickerel

Pour ceux qui ne font pas confiance à ce type de montage et qui préfère préparer leur propre bas de ligne (avec du fil plus solide ou de meilleurs hameçons), je vous présente un vidéo fait par Bruno Tessier « Slug » le pêcheur urbain.Il s’agit d’un montage avec un plomb coulissant qui a permis à Bruno de prendre plusieurs esturgeon de toutes tailles. Merci au Pêcheur Urbain pour les beaux vidéos explicatifs.

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