Ma première pêche au Doré

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Un mercredi routinier s’annonçait à moi ce jour-là. Arrivé au travail en fin de matinée, je fais le survol de mes messages facebook. J’ouvre alors un message de Bruno me demandant de l’appeler rapidement. Qu’est-ce qui presse tant? Pensant naturellement à une urgence indésirable, je prends mon cellulaire et je rejoins Bruno.

« What’s up? Ça fait 2 mois qu’on se parle sur facebook…. Qu’est-ce qui se passe? »

« Ben je sais que je suis vraiment dernière minute, mais je me rend en Ontario avec Tommy après le salon de la mouche de Trois-Rivière ce samedi. On va rejoindre Sébastien Garneau, guide de pêche, pour un trip de pêche au doré trophée dans la Baie de Quinte. Ça te tentes-tu de venir avec nous? »

« Euhhhh…Euhhh…ben j’avais quelques affaires de prévues….mais jt’appelle tantôt. »

Résultat…5 minutes plus tard, je déplace tout pour aller pêcher avec trois gars que j’ai encore jamais rencontré…
Faisant principalement confiance au pouvoir rassembleur de la pêche, je pars pêcher le Doré avec mes nouveaux chums. Après 7 heures de route, deux bigmacs bien garnis et zéro minute de silence, on arrive enfin à notre motel pour prendre quelques heures de repos avant d’aller affronter les conditions météo de la Baie de Quinte.

Jour 1
Dès notre réveil, on constate que finalement, la journée s’annonce moins froide qu’on le supposait. Les yeux encore collés, on mange quelques muffins et voilà…c’est le départ pour rejoindre Sébastien. Dès notre arrivée, je remarque le confort et la propreté du bateau de Sébastien. Moi qui ne suis pas naturellement un grand partisan de la pêche en bateau, je suis complètement rassuré. Après une couple de « jokes » et une poignée de main formelle, on démarre enfin le bateau pour partir à la conquête de notre doré trophée de Quinte.
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On commence alors la sélection des précieux leurres qui nous permettrons de vaincre notre adversaire. Usant d’une science et d’un goût indéniable, Sébastien choisit les bons appâts, les bons leurres et les bonnes couleurs. On descend les lignes une à une…en rêvant déjà de l’attaque d’un poisson record.

Une fois les 6 lignes en position, il nous reste plus qu’à trainer et attendre patiemment.

Quelques temps plus tard, le soleil se débarrasse des nuages qui l’obstruait et on commence à avoir de l’action sur une des lignes.
« Alright gang!! » premier combat…. Tommy est le premier désigné pour remonter le premier poisson. Impatient, je saisi la caméra pour ne rien manquer de l’action tant attendue. Après plusieurs minutes et 200 pieds plus près, on réussit enfin à voir apparaitre la bête. Craignant de mêler la ligne dans le câble de downrigger, nous avons dû brusquer l’approche de l’épuisette. Résultat : le gros ventre du doré tourne sur l’anneau de l’épuisette, la bête se décroche et roule jusque dans l’eau (et là je suis convaincu qu’on l’a tous vu tomber au ralenti). QUELLE DÉCEPTION!!! Le visage de Tommy en témoigne.
Il ne faut toutefois pas se laisser décourager. On replonge la ligne et on continue à voguer. Quelques minutes plus tard…enfin…un deuxième poisson attaque notre appât. Cette fois-ci, c’est à mon tour de tenter ma chance. 150 pieds plus près, je sors le premier malachigan de ma vie. Malgré la petite taille du poisson, j’étais tellement heureux d’avoir ce beau poisson, encore inédit pour moi, dans mes mains. Un souvenir mémorable.
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Quelques temps plus tard, ce sera à Bruno de sortir un magnifique doré de l’eau de Quinte. Celui-ci avait une magnifique couleur, et qui plus est, était notre premier doré remonté au bateau…POUR VRAI. Le soleil qui plombait alors nous permis de prendre plusieurs belles images de ce poisson.

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Plusieurs heures s’écoulèrent ensuite avant que nous rentions au quai d’embarquement. La première journée fût fort agréable malgré le poisson pas très affamé. Nous gardions donc le moral fort pour la pêche du lendemain. Quelques bières plus tard, nous sommes en route pour prendre du sommeil au motel.

Jour 2
La deuxième journée s’annonça plus nuageuse. Embarqués en bateau dès 7h30, nous partons à la pêche de ce magnifique doré, que nous cherchons depuis la veille. Ce matin-là, la baie était très agitée, les vagues étaient considérables et il nous était très difficile de bien diriger le bateau. C’est tout de même ce matin-là, que notre trophée se présenta enfin à nous. Quelle bonne affaire, en plus c’est à mon tour de remonter l’animal. Cette fois-ci, je sens l’adversaire beaucoup plus lourd que ma prise de la veille. Après plusieurs minutes de remontée, le poisson daigne enfin à se présenter à nous. Je tiens enfin ce beau trophée entre mes mains. Le petit enfant en moi ressurgit immédiatement et je saute partout dans le bateau en m’exclamant : « YEAHHHH!!!! WOOOUUUUHOOOUUUUU!!! ». La couleur de ce poisson était tout simplement sublime, d’un jaune or impressionnant. Sa gueule était non seulement grande…mais laissait également présager une cage imprenable pour ses proies. Quelle belle bête!!!

Équipés Pour Pêcher Tard - doré quinte

Une fois la remise à l’eau réussie, nous continuons notre pêche.
Plusieurs heures passèrent en bien bonne compagnie, mais des poissons extrêmement timides. Nous commencions tous, je crois, à désespérer de prendre un autre beau spécimen. L’heure nous forçant tranquillement à revenir au quai, nous croyions tous la venue d’une autre prise impossible. Tout à coup….BAMMMMM!!!…le dériveur de surface nous désigne une autre touche. Enfin la chance à Tommy de prendre sa revanche sur un doré digne de mention. Après une remontée lente (question de permettre la remise à l’eau en santé), l’animal se pointe enfin dans l’épuisette. Tommy était alors le gars le plus heureux au monde. Tous nos espoirs semblaient être nuls…et finalement celui-là était pour lui.

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Après quelques photos, on tente la remise à l’eau. Dans ce type de pêche, nous devons faire très vite afin de procéder à une remise efficace. Malgré nos efforts, nous avons échoués cette remise à l’eau. Bien que le poisson semblait tout à fait en santé…nous pouvions dès lors l’observer dériver au gré des vagues et du courant. Les 4 gars…nous regardions la scène avec beaucoup de déception, au point où nous décidions à l’unanimité de rebrousser chemin, avec nos 6 lignes toujours à l’eau. Au risque de tout mêler…nos consciences pouvaient en être beaucoup plus légères. Quel travail d’équipe se mis alors en branle pour nous permettre de récupérer cet adversaire respectable. Un moment d’adrénaline pris place en nous. Tout allait vite. Entre la perte de vue sur le poisson et le guidage du bateau, en ces conditions de navigation difficile…nous fûmes enfin en mesure de reprendre le doré. Nous n’avions qu’une seule chance pour y arriver et nous avons réussi.
Ce fût la clôture de cette journée de pêche. Une fois arrivés au quai d’embarquement, le temps nous pressait de reprendre la route. Le retour fût occupé encore par de nombreuses discussions, toutes autant intéressantes les unes des autres.

Je retiens maintenant des souvenirs mémorables de ce voyage. Je partais à la chasse au doré géant, et je reviens non pas seulement avec un souvenir de mon premier gros doré, de nombreuses belles images, mais aussi avec trois nouveaux amis autant fous maniaques dans la tête que moi. Sébastien fût un guide impliqué, proactif et soucieux de notre satisfaction. Un vrai bon gars, comme on appelle souvent un gars avec qui t’as pas le choix de bien t’entendre.

Pour ce qui est de mes deux acolytes principaux, Tommy et Bruno, j’ai découvert deux gars extrêmement bien informés sur la pêche au Québec. Nos nombreuses discussions ont étés passionnantes et chargées de positif. Ce voyage-là m’aura permis de rencontrer trois gars avec un sens de l’humour inépuisable. Longue vie à cette nouvelle amitié. On remet ça quand vous voulez les BOYS!!!

Olivier Fortin
Producteur Équipés pour pêcher tard!

Service de guide :
Sébastien Garneau
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Excel Pêche

Nouveau plan de gestion du doré 2016-2026

Voici le nouveau plan de gestion du doré mit en place et publier dans les derniers jours.

Nouveautés

    • Remplacement de la limite de taille minimum de 32 cm par une gamme exploitée de 37 à 53 cm, avec la possibilité de conserver un doré de plus de 53 cm pour les zones de pêche 16, 17 et 22;
    • remplacement de la limite de taille minimum de 32 cm par une gamme exploitée de 32 à 47 cm pour la zone de pêche 13;
    • interdiction de pêcher le doré à l’arc, à l’arbalète et au harpon en nageant;
    • élimination d’exceptions, dont le réservoir Gouin (passe de la taille minimum de 32 cm à la gamme exploitée de 32 à 47 cm);
    • augmentation de la durée du plan de gestion afin de tendre vers un standard de 10 ans pour l’ensemble des plans de gestion en faune aquatique;
    • adoption d’un cadre de gestion des ensemencements de doré;obligation de transporter tous les dorés entiers, entiers et éviscérés ou en filet coupé en portefeuille là où une limite de taille est applicable.
    • obligation de transporter tous les dorés entiers, entiers et éviscérés ou en filet coupé en portefeuille là où une limite de taille est applicable.

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http://mffp.gouv.qc.ca/faune/peche/plan-gestion-dore-2016-26.jsp

Steelhead, pêcher les tributaires du lac Ontario!

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Bonjour à vous tous, si vous êtes intrigués, obnubilés, ou rêvez de la truite arc-en-ciel de souche steelhead, ce petit article va certainement vous intéresser! C’est bien humblement, mais avec verve, que nous partageons avec vous les informations que nous avons récoltées lors de notre séjour au Fly fishing show à Somerset, au New Jersey, à la fin du mois de janvier dernier. Les séminaires ont été présentés par M. Gary Edwards, guide sur la Salmon river, dans l’état de New York. Cependant, les informations indiquées dans cet article peuvent très bien s’appliquer à l’ensemble des tributaires du lac Ontario si on se fie au programme de gestion de la population de saumons, steelhead et dorés que gère cet État.

Saviez-vous que nous devions aux Américains l’introduction de cette espèce dans les Grands Lacs? Ils ont un programme très structuré d’ensemencement et de soutien des espèces sportives. En fait, durant la période de fraie, ils prélèvent directement de la Salmon river (État de New-York, USA) plusieurs individus mâles et femelles pour faire éclore, en bassin, plus de 2 à 3 millions d’individus. De plus, afin que tous les tributaires des Grand Lacs puissent profiter de cette générosité, ils relâchent directement dans le lac Ontario, les alevins avant qu’ils n’aient eu le temps de s’imprégner de l’odeur de la rivière qui alimente les bassins d’élevage.

Selon M. Edwards, la torpille argentée peut être retrouvée toute l’année dans les affluents des Grands Lacs. Par contre, la taille et la maturité des individus variera grandement selon la saison.

L’automne et le printemps sont les meilleures saisons si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour la capture d’un trophée. Mais pourquoi l’automne nous direz-vous? Ce n’est pourtant pas la période de fraie pour ce poisson! Vous avez bien raison. C’est la fraie de ses lointains cousins, les saumons, qui pousse bon nombre de Steelhead à quitter le confort et la sécurité que leur procurent les Grands Lacs. Comme pour la majorité des poissons d’intérêt pour la pêche sportive,  le refroidissement des cours d’eau est synonyme d’un pic d’activité pour cette espèce. L’instinct les pousse à se préparer pour les rigueurs de l’hiver. Comparativement à d’autres espèces de prédateur, notre bolide argenté ne cherche pas particulièrement à profiter de la migration des juvéniles pour se constituer des réserves. Non, ce sont les hormones issues du ballet amoureux des saumons qui l’hypnotisent et l’ensorcèlent. Elle pourrait saisir la présentation bien exécutée d’un streamer, mais ce qui tient l’ensemble de ses sens en éveil est l’odeur enivrante du caviar de saumon qui s’éparpille au gré des courants sur le lit des rivières. En fait, mue par sa gloutonnerie légendaire, c’est l’appel de cette friandise qui lui a fait quitter les Grands Lacs et rien d’autre! Pour la steelhead, une frayère à saumon constitue le nec plus ultra des eldorados!

Saison automnale

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Chute de la Salmon river

C’est pour cette raison qu’en automne la boite à mouche d’un « steelhead bum » aura davantage des airs de magasin de bonbons avec ses imitations d’œufs de toutes les couleurs. L’approche, elle, devra être délicate, stratégique et respectueuse puisque les secteurs où vous trouverez la steelhead seront aussi envahis de saumons. Donc, voici quelques conseils pour ne pas interrompre le ballet nuptial de ces magnifiques saumons :

  • L’observation d’un ballet aquatique s’avère une véritable aubaine parce qu’il risque effectivement d’y avoir une ou plusieurs steelhead en retrait;
  • Il est donc recommandé d’exécuter un lancer un peu plus haut et en amont des tourtereaux;
  • Laisser à la mouche le temps d’exécuter une dérive jusqu’à ce qu’elle soit rendue en aval du couple (derrière);
  • C’est à ce moment que vous exécutez quelques petites strips pour ramener votre imitation d’œuf juste derrière les saumons que vous venez courtoisement d’éviter. Rester en alerte, parce que l’attaque tant désirée pourrait se produire bien plus rapidement que vous le pensez!

Exemple de mouche automnale

Pour faciliter et rendre plus agréable votre expérience de pêche durant cette période de l’année, M. Edward ajoute également les recommandations suivantes :

  • Préférez les débuts de semaine (du lundi au mercredi) pour éviter la cohue;
  • Oubliez les sorties durant un congé férié;
  • Se lever tôt;
  • Amenez un repas pour manger sur place et vous reposer durant la période la plus achalandée. La majorité des gens quittent lorsque l’heure du souper se présente.

De plus, M. Edwards souligne que la steelhead ne serait pas un poisson qui aurait tendance à se déplacer sous la glace, ainsi la montaison automnale prend fin avec la prise des glaces. Les individus qui ne seront pas redescendus s’installeront paisiblement dans les fosses de la rivière pour économiser au maximum leur énergie.

Saison hivernale

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Celle-ci peut aussi être une très bonne occasion pour chasser ce magnifique poisson. À ce moment, il vous sera important de retenir l’information suivante : les individus en phase active sont les plus susceptibles d’être preneur, s’installeront en tête ou à la fin de la fosse. Donc, dans un souci de respect et de conservation, il est préférable de ne pas cibler les individus que vous pourriez voir en plein centre d’une fosse. Ceux-ci sont en position de repos et de récupération, donc plus sensibles et vulnérables au stress que pourrait leur causer un ciblage de votre part. Bien qu’il puisse y avoir des périodes d’intense activité, vous devrez tenter de faire passer votre offrande le plus proche possible de votre cible. C’est là que les techniques de tchèque nymphing deviennent de véritables atouts à votre arsenal de pêche.

Rappelez-vous qu’à cette période de l’année, elles doivent faire une économie maximale de leur énergie. La nourriture est plus rare et elles n’ont aucun intérêt à dépenser plus d’énergie que ce que leur proie pourra leur apporter. Durant l’hiver, le guide recommande d’abord l’usage de petites nymphes noires, d’une taille entre 16 et 20. En fait, selon lui, lorsque la température se situe entre -5 et 0 C, vous pourriez être témoin d’une émergence peu commune. Imaginez comment cela peut être dépaysant de voir une nuée de petits trichoptères sur le tapis blanc pur de dame nature! Cela doit être toute qu’une expérience!

Bien qu’il soit recommandé de commencer avec vos petites nymphes, ne vous y limitez pas. Vous connaissez l’expression : l’occasion fait le larron! La période d’abondance où notre amie s’empiffrait de caviar de saumon n’est pas encore très lointaine. Il y a donc encore de bonnes chances pour vous d’éveiller sa gloutonnerie à l’aide d’imitation d’œuf. Finalement, l’usage d’un streamer peut aussi être très productif. Si votre présentation est adéquate, vous avez toutes les chances d’éveiller leur instinct opportuniste. Tout au long de la saison froide, gardez en tête l’équation suivante : le moins d’effort possible pour un maximum de protéines!

Saison printanière

Fin février, début mars, la fonte des glaces annonce l’amorce de la seconde montaison. Le réchauffement progressif des cours d’eau fouette les sangs de la steelhead et lui rappelle qu’il est maintenant temps pour elle de procréer. Il est intéressant de savoir qu’à la différence de ses lointains cousins les saumons, la steelhead ne cesse point de s’alimenter pendant la fraie. Bien au contraire, sans avoir comme principale préoccupation la reconstruction de ses forces, son légendaire sens de l’opportunisme la précède en tout temps. C’est une bonne saison pour tenter une pêche avec une souris. À ce moment, il est recommandé de déposer votre offrande le long de la berge pour imiter la chute à l’eau d’un petit rongeur. La souris peut être travaillée principalement de deux façons :

  • Dans les portions calmes du cours d’eau, travaillez-la en surface. Imitez sa nage dans une tentative de rejoindre une roche à proximité ou l’autre berge;
  • À la sortie d’un rapide, travaillez-la avec une approche de type noyée. Assurez-vous d’avoir une dérive morte (drag free). Vous imiterez ainsi une noyade en amont;
  • Attachez bien votre tuque, si vous êtes suffisamment convainquant, les attaques peuvent être violentes!

La pêche en streamer reprend aussi du poil de la bête avec l’arrivée du printemps. Si vous êtes chanceux, le secteur que vous visiterez sera peut-être en pleine éclosion d’œufs de saumon. Une nouvelle occasion pour notre éclair argenté préféré de passer au comptoir à bonbon! Devant un tel festin, votre Graal sera indubitablement une imitation d’alevin présentant encore son petit sac ventral. Variez les techniques et les approches : dérives, strips, poses et changement de vitesse.

Conseils supplémentaires

Face à une journée difficile, prenez le temps d’observer votre environnement. Vous êtes au printemps, la vie reprend ses droits. Il y a certainement quelque part, une petite gâterie susceptible d’aiguiser l’appétit du poisson que vous convoitez tant. Ne vous limitez pas dans vos tactiques de pêche. Quelque part sur les berges ou au fond de la rivière, il y a certainement une midge, une nymphe, une larve, un poisson-appât ou une souris. C’est le temps parfait pour essayer cette mouche que vous n’avez jamais touché depuis 5 ans au fond de votre boite.

Si c’est votre première fois et que vous avez la chance de prendre plus qu’un individu, prenez le temps d’observer et de comparer leur robe. Vous pourrez noter d’importantes variations dans leurs coloris : dos sombre avec ligne latérale empreinte d’une couleur rosée à la limite du rouge pour le résidant et une couleur vif-argent  pour les nouveaux arrivants. Voici un exemple de la progression en photos:

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La période de la fraie se termine, fin avril, début mai, et c’est ainsi, lorsque l’eau atteint 60 degrés F, que les individus matures quittent les rivières pour retourner vers le confort serein du lac Ontario. Dans ces conditions, si cette espèce continue à vous appeler, nous vous conseillons de viser ces grandes étendues d’eau plutôt que les cours d’eau pour la poursuivre.

Conclusion

Merci d’avoir pris quelques minutes pour lire notre article. Nous espérons qu’il vous a plu. Nous tenons à remercier Bruno Mayot alias Lomechuse (guide de pêche aux salmonidés), pour sa collaboration, c’est-à-dire, la révision de nos écrits et sa générosité pour nous avoir fourni les photos et à Tommy Corriveau, fondateur de l’équipe de Fishingshack, pour la publication et la diffusion de l’article.

Amélie Caron et Vincent Delisle

L’équipe de Speyrit

speyrit.com

speyrit@gmail.com

Pêche en ruisseau – Estrie

Bonjour tout le monde pour ma derniere journée de la saison au salmonidées j’ai décider de me gater avec une pêche que j’affectionne particulierement c’est a dire la pêche en ruisseau ! armé de ma petite moucheuse Fenwick #4 je vous partage donc mon petit video.

Carpes, chevaliers et meuniers

La question qui m’est le plus souvent posée sur Facebook et qui suscite, à tous les coups, de longs débats quand il s’agit d’identifier un poisson c’est sans aucun doute « Est-ce que c’est une carpe ça ? ». Cette question revient à toutes les fois que quelqu’un attrape un poisson avec la bouche en dessous (carpe, meuniers, chevaliers et même la couette).

Voici donc mon petit guide pour identifier la carpe (famille des cyprinidés) et les catostomidés (famille des chevaliers, meuniers et de la couette).

Même si plusieurs personnes considèrent la carpe comme étant un « trash fish », la pêche à cette espèce est un sport qui prend de l’expansion à vue d’œil au Québec. Si vous pratiquez la pêche à la carpe, vous aurez la chance de capturer des spécimens extrêmement différents au niveau des écailles et des nageoires. Cependant, il faut savoir que même si sur les forums et pages Facebook on parle de carpes miroir, carpes cuir, carpes Fantail et bien d’autres, presque tous les spécimens du Québec sont de la même espèce, soit la carpe commune de son nom latin Cyprinus carpio.


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La différence majeure entre la carpe et les catostomidés est sans aucun doute que la carpe soit la seule qui possède des barbillons sur les lèvres. C’est un trait spécifique, facile à reconnaitre et qui ne trompe pas.

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Les meuniers, quant à eux, possèdent de toutes petites écailles très fines et c’est un trait distinctif par rapport aux chevaliers. Ils ne possèdent pas de barbillons, ce qui les distinguent de la carpe commune. Ils ont une forme plutôt longiligne et sont rarement bedonnants.

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Le meunier noir possède entre 53 à 85 écailles le long de sa ligne latérale.

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Le meunier rouge, lui, en possède entre 91 à 120.

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Les chevaliers, bien que très similaire en apparence à la carpe, ne possèdent pas de barbillons et leur corps est souvent plus allongé et moins trapu. Leurs grosses écailles et leur dos légèrement arqué les distinguent des meuniers. Au Québec, 5 types de chevaliers ont été répertoriés.

Le chevalier rouge possède entre 12 à 14 rayons sur la nageoire dorsale. De plus, sa tête est généralement plus petite que celle des autres chevaliers.
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Le chevalier de rivières possède entre 12 à 14 rayons sur sa nageoire dorsale. Son museau est plus épais et bulbeux que celui des autres chevaliers.
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Contrairement aux autres chevaliers, le chevalier blanc possède entre 15 à 17 rayons sur sa nageoire dorsale. Également, la nageoire caudale de ce dernier ne sera jamais rouge.
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Le chevalier jaune possède de 12 à 14 rayons sur sa nageoire dorsal et ses nageoires dorsale,caudale et anale sont rouge.
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Le chevalier cuivré (espèce protégépossède aussi entre 12 à 14 rayons sur sa nageoire dorsale et ses nageoires ne seront jamais rouge. On retrouve le chevalier cuivré principalement sur la rivière Richelieu et les cours d’eau adjacents.
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La morphologie de la couette est bien différente de celle des autres Catostomidées. En effet, sa nageoire dorsale est très longue et il est de couleur argentée. La couette est en général très facile à différencier.

Couette
Couette

Sources media :
http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1930271
http://commeunpoissondansleau-enabitibi.blogspot.ca/

Petits poissons, plaisir à l’horizon

En attendant le printemps et ses beaux poissons colorés, mon ami Ted m’a invité à aller pêcher l’éperlan arc-en-ciel dans le secteur de Miguasha. À cet endroit, il est possible de capturer douze douzaines d’éperlan par personne. Puisque c’était ma première sortie de pêche blanche, je ne savais pas trop à quoi m’attendre car j’étais plutôt préoccupé à me mettre des vêtements chauds pour me protéger du froid.

Le truc c’est de creuser un trou et attendre une touche. Pour favoriser la pêche, nous avons utilisé comme appât du lard que nous avons mit sur nos mouches colorées. Pour capturer un peu de ce poisson, il est nécessaire de connaitre l’horaire des marées car l’éperlan quitte la baie pour se retrouver au large lorsque la marée baisse et revient avec la marée montante. Pour initier une personne à la pêche blanche, c’est un très bon choix. J’ai vraiment aimée ma première expérience de pêche blanche. Ted, plus expérimenté dans cette pêche que moi, a réussi à attraper son quota. Quant à moi, j’ai réussi à prendre la moitié du mien, soit six douzaines.

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Activité de pêche blanche à la Fête des neiges de Magog 2015

C’est le samedi 7 février et le dimanche 8 février qu’avait lieu l’activité de pêche blanche pour les enfants de tous âges organisée par le club des 4 loups dans le cadre de la fête des neiges de Magog. Nous (Tommy et Bruno) étions bénévoles pour le samedi 7 février.

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Dès notre arrivée, nous avons préparer le site qui consiste à découper une large section de glace afin d’y  positionner les cages qui accueillent les truites arc-en-ciel durant la fin de semaine. Une fois le site prêt, nous avons assisté à l’ensemencement de plusieurs centaines de magnifiques petites truites arc-en-ciel de 9 à 12 pouces qui devaient faire le plaisir des jeunes pêcheurs durant la fin de semaine.

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Arrivé vers 8h30, l’activité devait ouvrir ses portes pour 10 heures du matin. Il n’est pas encore 10 heures du matin et déjà les jeunes de tous âges font la file pour attraper ces magnifiques petites truites. Chaque groupe de 22 jeunes disposaient de 15 minutes pour tenter d’attraper 2 truites par enfant et ce sans arrêt jusqu’à 16 heures. Durant la première journée, il y a donc plusieurs centaines de jeunes qui ont pu profiter gratuitement de cette activité de pêche blanche et être initier à la pêche sur glace grâce au club des 4 loups et leur dévouement à la cause.

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C’était merveilleux de voir l’émerveillement des enfants et l’engouement des parents. Chaque poisson capturé suscitait une bordée d’exclamations et de félicitations. Les parents étaient très fiers de voir leurs enfants heureux, intéressés et intrigués par leur capture qui gigotait au bout de la ligne. Le temps d’une photo et la truite était soit graciée ou alors conservée pour une bon souper familial.

L’activité qui s’est tenue sur 2 jours a permis d’initier à la pêche blanche pas loin de 800 enfants, on peut donc dire que l’activité fut un franc succès. À la fin de l’activité le dimanche 8 février à 16 heures, les truites arc-en-ciel, qui ont su échapper à la tentation de mordre aux appâts proposés, sont allés rejoindre les profondeurs du lac Memphrémagog parmi leurs congénères.

Nous profitons de l’occasion pour remercier le Club des 4 loups et leurs bénévoles pour l’implication dans ce genre d’activités qui sont tellement importantes pour l’avenir de notre loisir et pour la formation de la relève de la pêche.

 

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Tournoi de pêche blanche lac Wallace 2015

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C’est sur un coup de tête que l’équipe de Fishingshack a décidé de se joindre au tournoi de pêche blanche sur le lac Wallace à environ 20 minutes de Coaticook. Nous avons donc publié l’événement et invité nos amis à se joindre à nous en cette belle journée de janvier pour taquiner les quelques espèces qui sont maitres des profondeurs de ce lac.

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Dès notre arrivée, j’ai eu la chance, dans le bureau d’enregistrement, de croiser nos amis que nous avions invité sur les différent groupes. Après un peu de « blabla » nous avons chargé les traineaux en route pour la pêche.

Truite brune

Armé d’une carte bathymétrique, nous avons fait notre chemin vers certaines structures qui nous semblaient propices à la capture de truites brunes. Après plusieurs attaques de perchaudes et du à un manque d’attention envers nos brimbales, on ne s’est pas rendu compte tout de suite qu’il y avait un drapeau levé. C’est Bruno qui l’a vu en premier et qui s’est rendu au drapeau pour y sortir notre première truite brune, un beau spécimen de 13.5 pouces.

La truite enregistrée fut la 3eme enregistrée cette journée là. Malheureusement son maigre 0.5 lbs ne pouvait faire compétition à la truite de 2 livres enregistrée plus tôt.

Comme seules les perchaudes voulaient de nos offrandes sur les jiggeuses, j’ai décidé de grossir mon leurre un peu. Une fois mon leurre descendu à 25 pieds, j’ai vu sur le sonar une superbe ligne rouge franche décoller du fond et s’enligner directement sur mon leurre. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai hissé hors du trou, après un léger combat, un petit meunier!

Meunier

Bruno, de son coté, prospectait des structures un peu plus loin ce qui lui valu plusieurs attaques ainsi qu’une belle truite d’environ 12 pouces.

La journée fut chaude et ensoleillée. Une journée parfaite pour un superbe tournoi. Le seul hic, qui n’est aucunement de la faute des organisateurs, alcool et véhicule ne faisant pas bon ménage, à la fin de la journée l’air pur fut remplacé par les gaz d’échappement des quatre roues, skidoo et multiples véhicules qui circulaient sur le lac.

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Merci au Club Chasse et Pêche de Coaticook et leurs bénévoles d’avoir organisés cette superbe journée qui fut couronnée par de nombreux prix de présence.

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La malédiction enfin rompue!!

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C’est par ce froid lundi 29 décembre que s’est terminée ma saison de pêche 2014 en eau libre en compagnie de Bruno Mayot sur le lac Memphrémagog. Direction la descente de Vale Perkins pour être à l’abri des vents de l’Ouest. La matinée sur le lac a commencé extrêmement lentement. Après une petite touche ratée, les attaques se sont faites rares pour un bon deux heures. Je peux vous confirmer que deux heures à avoir froid sans action pour nous réchauffer c’est difficile sur le moral. Bruno cherchait le poisson et la bonne couleur qui les réveillerait.

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Après quelques tests de leurres différents on a enfin commencé à avoir des touches de petites ouananiches qui se réveillaient. Rien de très gros mais quand même mieux que rien. L’après-midi se passa beaucoup mieux! Bien que les 3 chaloupes que nous avions croisées sur le lac avaient abandonné et rentraient bredouilles, on a décidé de pousser un peu notre chance pour finalement faire une belle pêche : un total de 15 petites ouananiches, remises à l’eau, entre 39 a 42 cm sont venus attaquer nos leurres.

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Ceux qui suivent mon blog depuis plusieurs mois avaient peut-être lu mon billet sur ma malédiction … un but que je m’étais fixé soit de prendre une truite brune dans mon année … ce but qui m’échappait à tous les coups et bien cette malédiction fut enfin rompue grâce au travail ardu de Bruno. Il a travaillé très fort pour trouver des structures propices à la capture de truite brune quand finalement j’ai eu une belle attaque d’une belle truite brune qui fut graciée après ce magnifique combat.

brown-fixed

La noirceur commençant à tomber, nous avons décidé de rentrer au port tranquillement en espérant attraper un autre poisson digne de ce nom avant la fin de la journée. Cette fois-ci ce fut le tour de Bruno d’avoir un peu d’action une belle ouananiche de 3-4 livres est venue attaquer son leurre quelques minutes à peine avant la fin de la journée … le poisson de la dernière chance comme on l’a surnommé!

ouananiche bruno mayot memphrémagog guide

Donc pour une journée difficile 16 ouananiches au bateau et une brune sans compter les quelques poisons échappés je dois dire que les connaissances de Bruno ont encore fait toute une différence si on se comparait aux quelques personnes rentrées bredouilles. La prochaine sortie, si Dame nature le veut bien, ce fera sur la glace.

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