Tartare de Ouananiche

Voici une petite recette bien simple que j’ai fait avec une ouananiche du lac Memphrémagog fraîchement pêchée. Depuis ce temps ma façon de cuisiner mes prises du jour a bien changée. Toute au long de la belle saison je vous proposerez quelques plats de poissons de la région de l’Estrie: Touladi, Brune, Arc-en-ciel, Perchaude et Doré. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Bonne Appétit!!!

www.excelpeche.comTartare de Ouananiche

Démystifier les mythes : Les principaux salmonidés et leur origine (Partie 2)

brune2

Si vous vous souvenez, la première partie de l’article traitait des deux autres genres de salmonidés : les corégones et les ombles. Également, si vous avez bien lu l’article précédent, vous devez vous souvenir que le terme de truite est un terme générique vernaculaire qui est utilisé dans un sens très large mais que ce terme ne fait référence, en fait, à aucun genre de la famille des salmonidés.

Nous voici donc maintenant au cœur du problème : les espèces du genre saumon (Salmo pour les espèces de la côte atlantique et Onchorhynchus pour les espèces de la côte pacifique). C’est principalement dans ce genre que bon nombre d’informations fausses ou erronées sont véhiculées.

– Les saumons comptent 1 espèce indigène au Québec et principalement 4 espèces introduites (dont certaines populations sont maintenant considérées naturalisées) : Le saumon atlantique (et sa sous-espèce : la ouananiche), la truite arc-en-ciel, la truite brune, le saumon chinook et le saumon coho.

Le saumon atlantique (Salmo salar) est une espèce anadrome.Lors du retrait des glaciers, il y a environ 12 000 ans, certaines populations se sont retrouvées confinées en eau douce et sont donc devenues exclusivement dulcicoles, ce sont les ouananiches. Cependant, elles continuent d’effectuer une migration, mais celle-ci est de type potamodrome (exclusivement en eau douce). Elles migrent vers les rivières pour frayer et vers les grands lacs d’eau douce pour manger et se développer jusqu’à maturité sexuelle.

ouananiche

La truite arc-en-ciel (Onchorhynchus mykiss) est une espèce introduite au Québec depuis au moins 1 siècle. Au Québec, elle est maintenant considérée comme une espèce exotique envahissante qui serait une des causes de la chute des populations de saumon atlantique en Gaspésie et sur la Côte Nord (ceci pourrait faire l’objet d’un prochain article…). La truite arc-en-ciel est originaire de la côte pacifique où on y retrouve des populations sédentaires et des populations migratrices de type anadrome. Les individus des populations anadromes sont nommés steelhead (tête d’acier) du à leur coloration argentée particulière et leur forme oblongue et fusiforme.

steelhead

De nombreuses populations de truite arc-en-ciel sont maintenant considérées acclimatées au Québec. Certaines de ses populations naturalisées sont considérées comme des populations de steelhead car elles effectuent leur migration entre les grands lacs d’eau douce et leurs tributaires. Ainsi, les populations du lac Ontario, du lac Champlain et du lac Memphrémagog sont des versions potamodromes de la steelhead. Selon les études génétiques menées, ce sont majoritairement ces populations qui utilisent le corridor du fleuve Saint-Laurent pour coloniser les rivières à saumon atlantique de la Gaspésie et de la Côte Nord. L Les individus issus de ces populations sont très agressifs, bien adaptés, ultra compétiteurs et aptes à survivre dans des eaux aux températures plus chaudes.

La truite brune (Salmo trutta) est une espèce introduite au Québec. Elle est originaire d’Europe où on y retrouve principalement trois souches. La truite fario (Salmo trutta fario) est la souche sédentaire que l’on retrouve en rivière. La truite de mer (Salmo trutta trutta), est la souche anadrome dont les individus migrent en mer pour se nourrir avant de revenir en rivière pour se reproduire. Enfin, la truite de lac (Salmo trutta lacustris) est la souche potamodrome qui se nourrit en lac et se reproduit en rivière. Je ne saurai dire quelle(s) souche(s) spécifique(s) fut introduite(s) au Québec. Cependant, c’est une espèce considérée comme acclimatée dans des nombreuses rivières et plans d’eau. Elle peut tolérer des températures d’eau élevées. C’est un poisson territorial et majoritairement solitaire.

brune

Le saumon chinook ou King Salmon (Onchorhynchus tshawytscha) est une espèce anadrome originaire de la côte pacifique. Elle a été introduite sur la côte atlantique et notamment au lac Ontario où elle est considérée acclimatée. Ces populations de saumon chinook issues du lac Ontario sont des populations qui se sont adaptées relativement facilement à leur nouvel environnement et qui maintenant effectuent une migration de type potamodrome entre le lac Ontario et ses affluents. Cependant, de part sa nature migratrice, c’est une espèce exploratrice et colonisatrice. À chaque année, plusieurs individus sont pris par des pêcheurs dans le corridor du fleuve Saint-Laurent. Ce sont majoritairement des individus issus des populations introduites dans le lac Ontario.

chinook

Le saumon coho ou saumon argenté (Onchorhynchus kisutch) est une espèce anadrome originaire de la côte pacifique. Comme le saumon chinook, elle a été introduite également au lac Ontario où elle est considérée naturalisée. Les populations acclimatées de saumon coho du lac Ontario effectuent maintenant une migration de type potamodrome entre le lac Ontario et ses affluents, cependant, plusieurs individus s’égarent et se retrouvent également dans le corridor fluvial du Saint-Laurent. D’un point de vue de pêcheur (et d’un point de vue personnel), le saumon coho est le combattant ultime au bout d’une ligne à pêche. Le combat donné par cette espèce est unique et regroupe la puissance, la fougue et l’acrobatie tout en contrôle. Bref, selon moi, ce que j’appelle le meilleur des deux mondes qui combine, à la fois, la puissance et la folie d’un poisson de mer avec l’agilité et le contrôle d’un poisson d’eau douce.

coho

Voilà, de façon synthétique et succincte, cela fait le tour des principales espèces de salmonidés que l’on peut retrouver sur la côte est de l’Amérique du Nord et au Québec. J’espère que vous aurez eu plaisir à lire cet article et qu’il vous permettra de mieux différencier les espèces de salmonidés.

Sinon, n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions plus spécifiques ou des incertitudes au sujet des ces espèces.

 

Écrit par :

Bruno Mayot
Lomechuse guide de pêche aux salmonidés
Lac Memphrémagog (été – hiver)
Rivières du lac Ontario (automne – printemps)
819-209-5633
www.lomechuse.com
info@lomechuse.com

La malédiction enfin rompue!!

ouananiche memphremagog atlantic salmon

C’est par ce froid lundi 29 décembre que s’est terminée ma saison de pêche 2014 en eau libre en compagnie de Bruno Mayot sur le lac Memphrémagog. Direction la descente de Vale Perkins pour être à l’abri des vents de l’Ouest. La matinée sur le lac a commencé extrêmement lentement. Après une petite touche ratée, les attaques se sont faites rares pour un bon deux heures. Je peux vous confirmer que deux heures à avoir froid sans action pour nous réchauffer c’est difficile sur le moral. Bruno cherchait le poisson et la bonne couleur qui les réveillerait.

ouananiche memphremagog silver tommy corriveau

Après quelques tests de leurres différents on a enfin commencé à avoir des touches de petites ouananiches qui se réveillaient. Rien de très gros mais quand même mieux que rien. L’après-midi se passa beaucoup mieux! Bien que les 3 chaloupes que nous avions croisées sur le lac avaient abandonné et rentraient bredouilles, on a décidé de pousser un peu notre chance pour finalement faire une belle pêche : un total de 15 petites ouananiches, remises à l’eau, entre 39 a 42 cm sont venus attaquer nos leurres.

ouananiche memphremagog tommy corriveau

Ceux qui suivent mon blog depuis plusieurs mois avaient peut-être lu mon billet sur ma malédiction … un but que je m’étais fixé soit de prendre une truite brune dans mon année … ce but qui m’échappait à tous les coups et bien cette malédiction fut enfin rompue grâce au travail ardu de Bruno. Il a travaillé très fort pour trouver des structures propices à la capture de truite brune quand finalement j’ai eu une belle attaque d’une belle truite brune qui fut graciée après ce magnifique combat.

brown-fixed

La noirceur commençant à tomber, nous avons décidé de rentrer au port tranquillement en espérant attraper un autre poisson digne de ce nom avant la fin de la journée. Cette fois-ci ce fut le tour de Bruno d’avoir un peu d’action une belle ouananiche de 3-4 livres est venue attaquer son leurre quelques minutes à peine avant la fin de la journée … le poisson de la dernière chance comme on l’a surnommé!

ouananiche bruno mayot memphrémagog guide

Donc pour une journée difficile 16 ouananiches au bateau et une brune sans compter les quelques poisons échappés je dois dire que les connaissances de Bruno ont encore fait toute une différence si on se comparait aux quelques personnes rentrées bredouilles. La prochaine sortie, si Dame nature le veut bien, ce fera sur la glace.

Propulsé par WordPress.com.

Up ↑