Ma première pêche au Doré

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Un mercredi routinier s’annonçait à moi ce jour-là. Arrivé au travail en fin de matinée, je fais le survol de mes messages facebook. J’ouvre alors un message de Bruno me demandant de l’appeler rapidement. Qu’est-ce qui presse tant? Pensant naturellement à une urgence indésirable, je prends mon cellulaire et je rejoins Bruno.

« What’s up? Ça fait 2 mois qu’on se parle sur facebook…. Qu’est-ce qui se passe? »

« Ben je sais que je suis vraiment dernière minute, mais je me rend en Ontario avec Tommy après le salon de la mouche de Trois-Rivière ce samedi. On va rejoindre Sébastien Garneau, guide de pêche, pour un trip de pêche au doré trophée dans la Baie de Quinte. Ça te tentes-tu de venir avec nous? »

« Euhhhh…Euhhh…ben j’avais quelques affaires de prévues….mais jt’appelle tantôt. »

Résultat…5 minutes plus tard, je déplace tout pour aller pêcher avec trois gars que j’ai encore jamais rencontré…
Faisant principalement confiance au pouvoir rassembleur de la pêche, je pars pêcher le Doré avec mes nouveaux chums. Après 7 heures de route, deux bigmacs bien garnis et zéro minute de silence, on arrive enfin à notre motel pour prendre quelques heures de repos avant d’aller affronter les conditions météo de la Baie de Quinte.

Jour 1
Dès notre réveil, on constate que finalement, la journée s’annonce moins froide qu’on le supposait. Les yeux encore collés, on mange quelques muffins et voilà…c’est le départ pour rejoindre Sébastien. Dès notre arrivée, je remarque le confort et la propreté du bateau de Sébastien. Moi qui ne suis pas naturellement un grand partisan de la pêche en bateau, je suis complètement rassuré. Après une couple de « jokes » et une poignée de main formelle, on démarre enfin le bateau pour partir à la conquête de notre doré trophée de Quinte.
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On commence alors la sélection des précieux leurres qui nous permettrons de vaincre notre adversaire. Usant d’une science et d’un goût indéniable, Sébastien choisit les bons appâts, les bons leurres et les bonnes couleurs. On descend les lignes une à une…en rêvant déjà de l’attaque d’un poisson record.

Une fois les 6 lignes en position, il nous reste plus qu’à trainer et attendre patiemment.

Quelques temps plus tard, le soleil se débarrasse des nuages qui l’obstruait et on commence à avoir de l’action sur une des lignes.
« Alright gang!! » premier combat…. Tommy est le premier désigné pour remonter le premier poisson. Impatient, je saisi la caméra pour ne rien manquer de l’action tant attendue. Après plusieurs minutes et 200 pieds plus près, on réussit enfin à voir apparaitre la bête. Craignant de mêler la ligne dans le câble de downrigger, nous avons dû brusquer l’approche de l’épuisette. Résultat : le gros ventre du doré tourne sur l’anneau de l’épuisette, la bête se décroche et roule jusque dans l’eau (et là je suis convaincu qu’on l’a tous vu tomber au ralenti). QUELLE DÉCEPTION!!! Le visage de Tommy en témoigne.
Il ne faut toutefois pas se laisser décourager. On replonge la ligne et on continue à voguer. Quelques minutes plus tard…enfin…un deuxième poisson attaque notre appât. Cette fois-ci, c’est à mon tour de tenter ma chance. 150 pieds plus près, je sors le premier malachigan de ma vie. Malgré la petite taille du poisson, j’étais tellement heureux d’avoir ce beau poisson, encore inédit pour moi, dans mes mains. Un souvenir mémorable.
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Quelques temps plus tard, ce sera à Bruno de sortir un magnifique doré de l’eau de Quinte. Celui-ci avait une magnifique couleur, et qui plus est, était notre premier doré remonté au bateau…POUR VRAI. Le soleil qui plombait alors nous permis de prendre plusieurs belles images de ce poisson.

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Plusieurs heures s’écoulèrent ensuite avant que nous rentions au quai d’embarquement. La première journée fût fort agréable malgré le poisson pas très affamé. Nous gardions donc le moral fort pour la pêche du lendemain. Quelques bières plus tard, nous sommes en route pour prendre du sommeil au motel.

Jour 2
La deuxième journée s’annonça plus nuageuse. Embarqués en bateau dès 7h30, nous partons à la pêche de ce magnifique doré, que nous cherchons depuis la veille. Ce matin-là, la baie était très agitée, les vagues étaient considérables et il nous était très difficile de bien diriger le bateau. C’est tout de même ce matin-là, que notre trophée se présenta enfin à nous. Quelle bonne affaire, en plus c’est à mon tour de remonter l’animal. Cette fois-ci, je sens l’adversaire beaucoup plus lourd que ma prise de la veille. Après plusieurs minutes de remontée, le poisson daigne enfin à se présenter à nous. Je tiens enfin ce beau trophée entre mes mains. Le petit enfant en moi ressurgit immédiatement et je saute partout dans le bateau en m’exclamant : « YEAHHHH!!!! WOOOUUUUHOOOUUUUU!!! ». La couleur de ce poisson était tout simplement sublime, d’un jaune or impressionnant. Sa gueule était non seulement grande…mais laissait également présager une cage imprenable pour ses proies. Quelle belle bête!!!

Équipés Pour Pêcher Tard - doré quinte

Une fois la remise à l’eau réussie, nous continuons notre pêche.
Plusieurs heures passèrent en bien bonne compagnie, mais des poissons extrêmement timides. Nous commencions tous, je crois, à désespérer de prendre un autre beau spécimen. L’heure nous forçant tranquillement à revenir au quai, nous croyions tous la venue d’une autre prise impossible. Tout à coup….BAMMMMM!!!…le dériveur de surface nous désigne une autre touche. Enfin la chance à Tommy de prendre sa revanche sur un doré digne de mention. Après une remontée lente (question de permettre la remise à l’eau en santé), l’animal se pointe enfin dans l’épuisette. Tommy était alors le gars le plus heureux au monde. Tous nos espoirs semblaient être nuls…et finalement celui-là était pour lui.

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Après quelques photos, on tente la remise à l’eau. Dans ce type de pêche, nous devons faire très vite afin de procéder à une remise efficace. Malgré nos efforts, nous avons échoués cette remise à l’eau. Bien que le poisson semblait tout à fait en santé…nous pouvions dès lors l’observer dériver au gré des vagues et du courant. Les 4 gars…nous regardions la scène avec beaucoup de déception, au point où nous décidions à l’unanimité de rebrousser chemin, avec nos 6 lignes toujours à l’eau. Au risque de tout mêler…nos consciences pouvaient en être beaucoup plus légères. Quel travail d’équipe se mis alors en branle pour nous permettre de récupérer cet adversaire respectable. Un moment d’adrénaline pris place en nous. Tout allait vite. Entre la perte de vue sur le poisson et le guidage du bateau, en ces conditions de navigation difficile…nous fûmes enfin en mesure de reprendre le doré. Nous n’avions qu’une seule chance pour y arriver et nous avons réussi.
Ce fût la clôture de cette journée de pêche. Une fois arrivés au quai d’embarquement, le temps nous pressait de reprendre la route. Le retour fût occupé encore par de nombreuses discussions, toutes autant intéressantes les unes des autres.

Je retiens maintenant des souvenirs mémorables de ce voyage. Je partais à la chasse au doré géant, et je reviens non pas seulement avec un souvenir de mon premier gros doré, de nombreuses belles images, mais aussi avec trois nouveaux amis autant fous maniaques dans la tête que moi. Sébastien fût un guide impliqué, proactif et soucieux de notre satisfaction. Un vrai bon gars, comme on appelle souvent un gars avec qui t’as pas le choix de bien t’entendre.

Pour ce qui est de mes deux acolytes principaux, Tommy et Bruno, j’ai découvert deux gars extrêmement bien informés sur la pêche au Québec. Nos nombreuses discussions ont étés passionnantes et chargées de positif. Ce voyage-là m’aura permis de rencontrer trois gars avec un sens de l’humour inépuisable. Longue vie à cette nouvelle amitié. On remet ça quand vous voulez les BOYS!!!

Olivier Fortin
Producteur Équipés pour pêcher tard!

Service de guide :
Sébastien Garneau
819-434-1030
Excel Pêche

Nouveau plan de gestion du doré 2016-2026

Voici le nouveau plan de gestion du doré mit en place et publier dans les derniers jours.

Nouveautés

    • Remplacement de la limite de taille minimum de 32 cm par une gamme exploitée de 37 à 53 cm, avec la possibilité de conserver un doré de plus de 53 cm pour les zones de pêche 16, 17 et 22;
    • remplacement de la limite de taille minimum de 32 cm par une gamme exploitée de 32 à 47 cm pour la zone de pêche 13;
    • interdiction de pêcher le doré à l’arc, à l’arbalète et au harpon en nageant;
    • élimination d’exceptions, dont le réservoir Gouin (passe de la taille minimum de 32 cm à la gamme exploitée de 32 à 47 cm);
    • augmentation de la durée du plan de gestion afin de tendre vers un standard de 10 ans pour l’ensemble des plans de gestion en faune aquatique;
    • adoption d’un cadre de gestion des ensemencements de doré;obligation de transporter tous les dorés entiers, entiers et éviscérés ou en filet coupé en portefeuille là où une limite de taille est applicable.
    • obligation de transporter tous les dorés entiers, entiers et éviscérés ou en filet coupé en portefeuille là où une limite de taille est applicable.

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http://mffp.gouv.qc.ca/faune/peche/plan-gestion-dore-2016-26.jsp

Première sortie en eau libre

C’est par un samedi froid et neigeux de la fin du mois de mars que ma première sortie de pêche en eau libre de l’année s’est passée. Avec notre hiver qui s’étire, je commençais à avoir plus que hâte. Après avoir graissé mon moulinet 2 fois et classer mes coffres à pêche plus de 10 fois, j’ai enfin trouvé des gens aussi crinqués que moi prêts à se geler les doigts et à pêcher dans le petit coin dégelé de la rivière Saint-François, au centre-ville. Mes amis Karl et Étienne sont venus à Sherbrooke en quête de gros poissons du mois de mars. Moi, pour ma part, je les attendais avec mon sac à dos plein de leurres et ma canne à pêche en main.

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La rivière était belle. Les roches formaient de superbes structures et une belle petite neige tombait sur nos têtes … bref tout était là pour une belle sortie de pêche. Malheureusement, les poissons n’étaient pas de cet avis. Après avoir essayé plusieurs leurres dans différents endroits dégelés et accessibles pour nous, nous nous sommes rendu compte que les premiers poissons de l’année seraient absents pour cette première sortie.

 

Merci à Karl et à Étienne de m’avoir accompagné dans mon trip de fou et j’espère que ce n’est que partie remise pour les gros poissons.

 

 

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